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Le substrat philosophique du Great Reset

Auteur(s) : R.P. Joseph
Thème(s) : Grande Réinitialisation / Nouvel Ordre Mondial, Philosophie, Révolution / Modernité / Démocratie, Transhumanisme
Edition : Conférence d'introduction par le RP Joseph de l'université d'été 2022 de Civitas sur le thème de la "Grande Réinitialisation".

Contexte

Pour introduire aux conférences et interventions des trois jours de rencontre politique du 13 au 15 août 2022 organisées par Civitas dans le cadre de leur université d’été dont le thème était le « Great Reset » ou « Grande Réinitialisation », le RP Joseph, capucin, aumônier de Civitas, a commencé par définir ce concept. Qu’est-ce qu’on doit entendre par l’idée de « réinitialisation » de l’homme et de l’humanité ? L’éclaircissement de la signification de cette idée, en avant-propos aux conférences, a pour objet de mieux manifester la profondeur et la gravité de l’objet de cette université d’été.

Vidéo de la conférence sur Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=qxF4ikRfrU4

Retranscription épurée par recatho.com

Dans cette conférence d'introduction, on m'a demandé deux choses : la première, c'est de vous donner une première définition de la Grande Réinitialisation qui vous permettra de savoir par quel bout prendre le sujet, et ensuite, de vous présenter rapidement le canevas logique des conférences.

Donc, la première question, comme disait le maréchal Foch : De quoi s'agit-il? Qu'est-ce que la Grande Réinitialisation ?

La Grande Réinitialisation, c'est d'abord une expression et, une expression n'est pas choisie au hasard, nous ne sommes pas nominalistes, et cela vaut la peine de réfléchir un petit peu sur le pourquoi. Pourquoi le président du Forum Economique Mondial, monsieur Klaus Schwab, pour désigner ce mouvement de transformation qu'il veut impulser dans le monde l'a nommée la Grande Réinitialisation ? Donc, dans un premier temps, j'essaierai de réfléchir sur le pourquoi de ce mot de réinitialisation, et puis, nous irons interroger monsieur Klaus Schwab dans ce livre de 2020, "COVID-19 : La Grande Réinitialisation", et également dans le livre précédent, qu'il est utile de consulter aussi, qui s'appelle "La Quatrième Révolution Industrielle" pour que personne ne puisse dire que ce sont des inventions de l'université d'été de Civitas et qu'on puisse dire qu'ils partent vraiment de ce qui est écrit, qu'il n'y a pas d'imagination, qu'il n'y a pas d'extrapolation à ce sujet parce que, en réalité, il y a une controverse qui existe dans Wikipédia, organe de propagande mondialiste ; il y est dit que Schwab a simplement fait une proposition de planification économique pour reconstruire l'économie de manière durable après la pandémie de COVID-19 et Wikipédia déplore ces gens, évidemment de l'extrême droite, qui déforment et qui veulent donner à la Grande Réinitialisation une envergure, une ampleur qu'elle n'a pas, vous l'avez deviné, ce sont les théores du complot. Ceux qui, je vous préviens à l'avance, estiment que la Grande Réinitialisation n'est pas simplement une proposition économique ont basculé avec moi dans les complotistes ! Donc, dans un 2e temps, je demanderai à Klaus Schwab ce qu'il a écrit, et vous ferez le constat avec moi, et puis dans un 3e temps, quand on aura vu ce qu'est la réinitialisation, nous réfléchirons sur ce que Schwab nous a dit et ce que le projet, que nous aurons vu être le sien, implique, quels sont ses tenants et ses aboutissants et vous verrez que,  bien que nous ne puissions pas traiter tous les aspects de la Grande Réinitialisation dans cette université d'été, que les conférences dans une large part vont développer les différents aspects du projet de devin de Davos.

Premièrement donc, à propos de cette expression de Grande Réinitialisation, il faut d'abord dire que même si ce livre titre "COVID-19 : La Grande Réinitialisation", le mot [réinitialisation] existait avant. C'est un mot récent mais le mot existait avant et avait été annoncé publiquement par son altesse royale le prince Charles d'Angleterre et Klaus en mai 2019 pour annoncer officiellement le lancement de la Grande Réinitialisation. D'une manière plus ancienne, on trouve Christine Lagarde, présidente du FMI, qui en 2014 utilise aussi l'expression, mais elle est dans le cercle proche de Schwab. Elle développe un discours en 3 mots qui commencent chacun par R : reprise, risque et réinitialisation. Plus anciennement encore, le mot est utilisé dans un livre de Richard Florida en 2010, professeur de géographie à l'université de Toronto, pour réagir semble-t-il à des difficultés économiques du pays. Voilà ce qu'on peut dire sur l'historique à ce que j'en sais. Le mot de réinitialisation est emprunté évidemment au vocabulaire informatique. Après avoir initialisé son ordinateur, initialisé est aussi un néologisme de l'informatique, après avoir initialisé son ordinateur, on le réinitialise par exemple. Ce n'est pas toujours d'ailleurs très bon signe quand on doit le faire parce qu'il y a quelque chose qui ne va pas et on le remet à zéro, quitte à détruire ce qu'il y avait dedans comme fichiers ou à les endommager gravement. Chacun a les métaphores de son choix. Celle de Schwab n'est pas très poétique, elle est informatique. Il a voulu que le titre de son livre traduit en français, il est d'abord en anglais, le conserve. Il n'a pas voulu que ce soit donné comme titre "COVID-19 : le grand recommencement ou la grande remise à zéro". Non, il a voulu que ce soit la Grande Réinitialisation. Il tient à sa métaphore. Pourquoi ? Pour que nous comprenions quelque chose, pour que nous comprenions qu'il s'agit en réalité de remettre à zéro, de réinitialiser quelque chose comme on remet à zéro un ordinateur. Il tient à ce que la comparaison soit bien dans nos esprits. Comme on remet à zéro un ordinateur, un quelque chose qu'il faut définir, on le remet à zéro. Et évidemment si on en éprouve le besoin, c'est pas parce que ça ne va pas et que l'on veut obtenir quelque chose de mieux.

Pourquoi a-t-il joint "COVID-19 : La Grande Réinitialisation" ? Parce que s'il a fait ce titre un petit peu étrange, c'est pour nous dire que c'est à l'occasion de cette fameuse pandémie, ou dite telle, que la Grande Réinitialisation, comme une fenêtre, c'est l'un de ses termes, va être ouverte.

Alors, bien chers amis, si la Grande Réinitialisation est uniquement une question économique, ça veut dire que j'ai en face de moi des économistes distingués qui se sont déplacés pour que nous traitions devant eux des questions économiques et que le plan des conférences que vous avez devant vous est un magnifique hors sujet. Comment savoir si c'est un magnifique hors sujet ? C'est là qu'il faut ouvrir le livre de monsieur Schwab. Je ne vous dis pas que c'est mon livre de méditation de chaque jour mais il est vrai que je l'ai tout de même pas mal potassé pour préparer ce travail. Dans l'introduction, les auteurs de ce livre coécrit avec Thierry Malleret nous disent premièrement que "l'objectif principal de ce livre est d'aider à comprendre ce qui nous attend dans une multitude de domaines". 1-0 en faveur des conspirationnistes que nous sommes car le livre ne concerne non pas simplement le domaine économique ! Deuxième citation : "principalement explicatif fournissant de nombreuses conjectures et idées sur ce à quoi le monde post-pandémique pourrait, et peut-être devrait, ressembler". 2-0 ! Il ne s'agit pas simplement de l'économie mais du monde post-pandémique, c'est relativement ambitieux. Je ferai juste remarquer en passant une petite nuance comme on en trouve beaucoup dans le livre de Schwab qui est un homme prudent, circonspect. Quand il dit "pourrait et peut-être devrait ressembler", il hésite un petit peu à exprimer tout le fond de sa pensée. Dans la réalité, c'est plus "devrait" que "pourrait". Troisièmement, les auteurs expliquent cette fois-ci en mettant sur le dos de la population ce que pensent les hommes : "la population estime que le temps est venu de se réinventer. Un monde nouveau va émerger, et il nous faut à la fois en imaginer et en dessiner les contours". 3-0 ! On est de plus en plus loin d'une simple théorie économique, non, il s'agit cette fois-ci, ça va loin, de se réinventer ! Pesons les termes ! Si les mots signifient quelque chose, il faut réinventer le monde et peut-être réinventer l'homme. Je cite : "Un monde nouveau va émerger". "Notre but est d'aider nos lecteurs à saisir le caractère multidimensionnel des changements à venir." Si maintenant vous considérez la table des matières, vous êtes frappé dès le premier regard que, systématiquement, à part le premier chapitre, tous les chapitres commencent par réinitialisation et, sur un livre de 316 pages, vous en trouvez effectivement 41, ni une de plus, ni une de moins, qui sont strictement sur l'économie. Faites le calcul. Tout le reste n'est pas sur l'économie, c'est sur la réinitialisation sociétale, géopolitique, environnementale, technologique, industrielle, individuelle et cetera. Donc, je dirais que le dernier livre de Schwab est tout autre chose qu'une simple proposition de planification économique, c'est bien davantage que cela, c'est une réinitialisation, aux dires de son auteur, c'est une réinitialisation du monde et de l'homme. Et d'ailleurs le titre, qui est assez prétentieux, serait carrément surfait s'il ne s'agissait que d'une simple proposition modeste pour se tirer de l'impasse économique. Je continue. Schwab nous dit maintenant davantage. La citation est un petit peu plus longue mais elle est intéressante : "Au minimum, comme nous le dirons, la pandémie accélérera les changements systémiques apparus avant la crise". Quels sont ces changements systémiques aux yeux de Schwab ? "le retrait partiel de la mondialisation", il est inquiet parce qu'il voit des signes de péril pour la mondialisation, "la séparation croissante entre les États-Unis et la Chine l'accélération de l'automatisation, les préoccupations relatives à la surveillance accrue, l'attrait croissant des politiques en matière de bien-être, la montée du nationalisme", on a l'impression que les gilets jaunes sont son cauchemar, "et la crainte de l'immigration qui en découle, la montée de la puissance technologique […] Mais elle peut aller au-delà d'une simple accélération en modifiant des choses qui sembleraient immuables". La réinitialisation n'est donc pas simplement un accélérateur, elle va permettre de modifier des choses qui normalement sont immuables, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas changer. Nous nous approchons doucement du véritable objectif de la réinitialisation. Et, étant donné que Schwab est un homme circonspect, prudent, et que, dans ce livre-là, pour des raisons que je pourrais expliquer si j'ai le temps, il ne dit pas tout, de toute façon, il ne dit jamais tout, et qu'il nous dit dans la citation que je vous ai donnée que les changements systémiques étaient apparus en réalité avant la crise de la COVID, c'est un motif pour regarder maintenant comment Schwab nous apprend d'autres choses dans "La Quatrième Révolution Industrielle". Dans ce livre, il se lâche davantage. On voit qu'il est ébloui par la pensée que l'on est en train de vivre un moment épatant, le moment-clé du passage de l'homme à l'homme augmenté, que d'une société de vulgaires homines sapientes comme vous et moi, nous allons passer à une société nouvelle d'hommes augmentés. La Quatrième Révolution Industrielle, c'est une fusion des mondes physique, numérique et biologique, c'est-à-dire nous les hommes en particulier. Je le cite pour que ce soit bien lui qui parle : "la portée de la Quatrième Révolution Industrielle va bien au-delà des systèmes et des machines intelligentes et connectées. On assiste à plusieurs vagues d'innovations simultanées dans toutes sortes de domaines, du séquençage génétique aux nanotechnologies, des énergies renouvelables à l'informatique quantique. C'est la fusion des technologies et leur interaction simultanée dans le monde physique, numérique et biologique qui constitue l'originalité de cette Quatrième Révolution Industrielle". Voilà. Il faut que nous nous posions les choses. L'originalité de la Quatrième Révolution Industrielle ne disparaît pas avec la Grande Réinitialisation, les deux livres sont à lire tous les deux, l'un avec l'autre, car en réalité la Grande Réinitialisation va permettre de réaliser les rêves qui sont exprimés par Schwab dans la Quatrième Révolution Industrielle. Qu'est-ce qu'il nous dit encore de cette Quatrième Révolution Industrielle ? C'est une citation particulièrement importante : "Elle influencera les modalités de nos relations sociales, les hiérarchies dont nous dépendons, notre santé et, peut-être plus tôt que prévu, elle pourrait aboutir à certaines formes d'augmentation humaine qui nous conduiront à reconsidérer la définition même de l'humain", c'est-à-dire que la définition qui a défié les temps - l'homme est un animal rationnel - est une définition qui va devenir caduque. Il va falloir sous peu et peut-être les gens de Davos ont-ils déjà reformulé la définition, en tout cas quelqu'un qui l'a fait, c'est le principal inspirateur de Schwab, Yuval Noah Harari, qui a écrit "Homo Deus". Je présente rapidement Harari qui coche toutes les cases de ce qui fait de lui un saint de la modernité : il est israélien, homosexuel, woke, végan et peut-être d'autres choses aussi… Enfin, en tout cas, c'est un saint de la modernité, et c'est le grand inspirateur de Schwab, d'Obama, et de Clinton. Le Point a dit de lui que c'était le plus grand penseur de l'humanité ! Chapeau bas ! Harari nous dit, dans ce livre que j'ai aussi eu comme lecture spirituelle, beaucoup de choses qui permettent de beaucoup mieux comprendre ce que pense Schwab sur l'homme. Je continue avec la pensée de Schwab dans la Quatrième Révolution Industrielle. Il nous dit que "les bornes de notre espérance de vie, de notre santé, de nos capacités cognitives, de nos facultés se trouvent repoussées selon des modalités qui relevaient jusqu'alors de la science-fiction". En d'autres termes, par exemple pour le premier point, les bornes de notre espérance de vie, Klaus nous dit qu'il a 83 ans mais qu'il a l'espoir de demeurer encore un bon moment dans sa position de bienfaiteur du village planétaire, après tout, Mathusalem a bien soufflé sa 969e bougie ! Il nous dit encore que "réfléchir à ces exemples et à leur implication pour l’espèce humaine nous amène en territoire inconnu, à l’aube d’une transformation totalement inédite de l’espèce humaine". Et je vous donne maintenant la cerise sur le gâteau, pas encore celui de son 969e anniversaire, elle est à la page 119 de son livre. Notre visionneur nous prédit qu'il y aura des laissés pour compte, il y en a peut-être dans cette salle des hommes qui se refuseront à devenir des hommes augmentés, ce qui l'amène à évaluer alors l'inégalité qui existera entre les hommes augmentés et les autres, c'est le point le plus important le plus significatif, je soulignerai le mot le plus important mais vous le devinerez par vous-mêmes, "nous sommes au seuil d'un changement systémique radical qui exige des êtres humains qu'ils s'adaptent en continu. En conséquence, on risque d'assister à une polarisation croissante entre ceux qui adoptent le changement et ceux qui lui résistent. Ceci engendrera […] une inégalité ontologique [qui] opposera ceux qui s'adaptent à ceux qui résistent, les gagnants et les perdants". Ce n'est pas très élégant mais les gagnants et les perdants, c'est dans le texte. Alors, je vais faire ici, avec un petit sourire que vous me permettrez, un premier rapprochement - et en réalité j'étais impressionné mais je ne pourrai pas tous vous les donner par le nombre de rapprochements qu'on peut faire - qui existe entre la vision du nazisme et la vision de Klaus né en 1938 dans l'Allemagne hitlérienne et fils d'Eugen Schwab. Les penseurs du nazisme en effet militent en faveur d'un peuple d'hommes augmentés ou surhommes et conçoivent eux aussi l'humanité en deux classes : celle des hommes supérieurs et celle des sous-hommes, les gagnants et les perdants comme dit Klaus avec élégance. Et je n'aime pas beaucoup la psychanalyse mais il me semble qu'une petite psychanalyse de Klaus serait sans doute passionnante : quels sont donc ces souvenirs d'enfance à ce jeune garçon né en 1938 d'un père qui est notable à Ravensbourg et qui est membre de trois organisations actives sous le 3e Reich,  la Fédération nationale-socialiste pour l'éducation physique, le Front allemand du travail et le Secours populaire national-socialiste, qui est directeur commercial d'un site de l'entreprise Escher Wyss qui dispose d'un site prospère à Ravensbourg ? Voilà ce que nous dit Peter Fässler, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Paderborn et interrogé par l'AFP à ce sujet. Escher Wyss semble avoir été une entreprise de technologie spécialisée assez intéressante en termes d'industrie d'armement et donc également active en tant que partenaire de l'économie nazie. L'utilisation des travailleurs forcés semble être certaine. Tout indique que l'entreprise est donc probablement aussi Eugen Schwab a contribué au fonctionnement du régime nazi et de l'économie nazie, et l'entreprise se portait bien puisque le nombre des travailleurs forcés a augmenté très sensiblement pendant les années de guerre. Certes, on ne choisit pas ses parents ni ses souvenirs d'enfance et l'on n'en fera pas grief à Klaus, son père d'ailleurs a obtenu des certificats de dénazification en 46 avec la mention "acquitté", mais, comme le reconnaissent les spécialistes, ces documents ne permettent pas de tirer des conclusions sur les convictions d'Eugen, tant les mensonges ont proliféré dans les procédures. Bien chers amis, paix à l'âme d'Eugen évidemment mais on aimerait pouvoir demander au patron de Davos s'il ne ressent pas quand même une certaine gêne de se retrouver in fine en parallèle étroit avec certaines des idées du nazisme : l'avènement d'une race supérieure, le surhomme, dont il sort, le découplage de l'humanité en une race supérieure et une race inférieure, et nous pourrions aussi évoquer son volontarisme complètement divorcé de la réalité qui lui a fait lâcher il y a moins de deux mois, le 23 mai 2022, au Forum de Davos : "L'avenir ne se construit pas seul. C'est nous, Forum Economique de Davos, qui construisons l'avenir ! Nous avons les moyens d'imposer le monde que nous voulons !" Vous avouerez que c'est une envolée peu démocratique et qui n'est pas sans rappeler les heures les plus sombres de notre histoire. D'ailleurs, son alter ego du point de vue de la gérontocratie, George Soros, la tancer publiquement de son inclination vive pour la tyrannie chinoise à qui il reconnaît bien des mérites effectivement dans "COVID-19: La Grande Réinitialisation". Ce système de déshumanisation absolument abominable de la Chine ne le choque vraiment pas, et l'on sent chez lui la gêne que suscite effectivement les pesanteurs démocratiques, on a du mal à y prendre des mesures d'urgence quand c'est nécessaire, on y voit des montées des clameurs populistes incontrôlées comme les gilets jaunes et cetera. Ce n'est pas que cela me gène extraordinairement mais pas pour les mêmes raisons que lui que finalement Schwab se déclare très peu démocrate. Tandis qu'en Chine, à la bonne heure, on a été efficace dans la lutte contre la pandémie grâce, je le cite, à "un traçage des contacts efficace", un suivi des contacts encore plus efficace par la géolocalisation heure par heure, ce qui permet "en temps réel", se félicite Schwab, "d'avertir les autres utilisateurs de téléphones portables à proximité du porteur qu'ils ont été exposés à une personne infectée". Voilà qui s'appelle gouverner, n'est-ce pas ?! J'arrête ici la liste des comparaisons non par faute d'une matière qui est vraiment abondante mais pour garder du temps pour autre chose. Je n'ai rien contre les Allemands à qui je reconnais de grandes qualités mais ne peux m'empêcher de me rappeler ce que me disait un ami polonais : il paraît que dans le langage familier des polonais "schwab" serait à peu près l'équivalent de notre "boche", "sale allemand". Notons que le projet de Schwab, c'est aussi de vaincre les résistances de ceux qui s'opposent pour eux-mêmes ou qui s'opposent en soi à son projet. Et pour cela, il s'agit d'extirper tous les déterminismes de l'homme dans le but de le rendre libre, évidemment ! Et donc dans ce livre de la Grande Réinitialisation, on trouve par exemple l'idée de la disparition des patries. C'est dit d'une façon positive, c'est à dire qu'il faut une reconfiguration du monde dans des régions, mais n'entendez pas région au sens où la Normandie est une région, dans des régions autrement découpées donc que ne l'étaient les anciennes régions et qui enterreront les patries. Ces régions artificielles dépendront de grands blocs qui seront les véritables unités de pouvoir comme l'Europe par exemple. Disparition des patries, disparition des familles. Voilà ce que dit Schwab dans la Quatrième Révolution Industrielle cette fois-ci : "les structures familiales se trouvent redéfinies du fait de l'évolution historique des flux migratoires et de la baisse des coûts de la connectivité. Les contraintes spatiales étant abolies, les liens s'établissent d'un pays à l'autre, avec un dialogue familial permanent, renforcé par les moyens numériques de communication. De plus en plus, l'unité familiale traditionnelle se trouve remplacée par un réseau familial international". Nous sommes tous frères ! C'est joli. Bien entendu, dans les déterminismes, il faut compter aussi la libération sexuelle. Il est bien évident que l'homme de demain, l'homme augmenté, doit être libre sexuellement et donc les réinitialisateurs de Davos défendent l'égalité des sexes et les droits des LGBTQ et je crois que j'en oublie. Nous nous trouvons bien dans la promotion de cet homme enfin libéré parce qu'on l'aura délivré de tous ces déterminismes religieux, moraux, philosophiques, artistiques, culturels, plus de passé, plus de patrie, plus de famille, plus de sexe biologique déterminant, plus de travail, plus de besoin de posséder, et plus de langage, sinon la novlangue qui est largement avancée aussi. Voilà. Alors, bien chers amis, ce dont je suis en train de parler, c'est effectivement d'une idée qui est probablement celle qui apparaît le mieux en tout cas dans les deux livres de Schwab et en particulier dans la Quatrième Révolution Industrielle, et cette idée, c'est le transhumanisme. Nous allons vers ce qu'il appelle un homme augmenté et c'est ce qu'il veut. Au cœur de toute la Grande Réinitialisation se trouve cet homme augmenté et on comprend bien qu'il faut qu'il y ait une société qui soit nouvelle aussi, un monde qui soit nouveau, pour ces hommes qui sont nouveaux.

Au stade où nous en sommes, je dirais que pour qu'on puisse penser ainsi qu'on doive redéfinir l'homme, que l'homme de demain ne sera plus l'homme d'aujourd'hui et que d'une certaine manière le transhumanisme conduit au posthumanisme, qu'il n'y aura plus d'humanité, qu'il y aura autre chose que des hommes sur la Terre, il faut qu'il y ait un certain nombre d'idées qui sont sous-jacentes. Ce sont quelques références philosophiques simples qu'il est intéressant de donner ici pour comprendre comment on peut en arriver à avoir une telle pensée. Une référence philosophique que je vous donne, c'est là l'une des plus anciennes en tout cas en Europe, c'est le théologien et moine franciscain même qui s'appelle Ockham. Nous sommes après saint Thomas d'Aquin, nous sommes à la fin du 13e et au début du 14e siècle, et nous avons quelqu'un qui, en réaction au thomisme et au scotisme, va intervenir dans ce qu'on appelle la querelle des universaux et qui va dire que ce n'est pas normal lorsqu'on voit Pierre, Paul et Jean de penser que ce sont trois hommes et qu'ils ont en commun une nature humaine, qu'il y a une nature, que vous êtes tous je pense dans cette salle des êtres humains et qu'on constate que chacun d'entre vous a quelque chose qui se ressemble et qu'on a l'habitude d'appeler la nature humaine. Eh bien non, c'est remis en cause par Ockham pour différents motifs. Il passe ce qu'on appelle un rasoir. On appelle le rasoir d'ockham le fait d'éliminer tous ces universaux et tout ce qui sépare Dieu des individus. Il n'y a que des individus et finalement Dieu pourrait très bien faire quelqu'un qui ressemble à un homme et qui ne soit pas un homme. Et pourquoi parle-t-on de nominalisme ? Parce que finalement quand on dit des hommes qu'ils sont des hommes, c'est une manière commode de parler mais qui en réalité ne signifie pas de vérité, on ne peut pas savoir si la nature humaine existe. Et Ockham a une immense influence puisqu'au 14e et au 15e  siècle la grande majorité des chaires de théologie dans toute l'Europe sont tenues par ses disciples, par des ockhamiens, et c'est des pensées de ses disciples qu'est issu par exemple Luther et le protestantisme et bien d'autres  choses. Donc, on peut dire que si Descartes est appelé le père de la philosophie moderne, je dirais que l'ancêtre est ce dénommé Ockham. Et d'une certaine manière, pour que Schwab et les autres puissent imaginez qu'on puisse arriver à être autre chose que ce que l'on est, c'est que, effectivement, soit il n'y a pas de nature, soit les natures sont poreuses de telle manière qu'on puisse passer d'une nature à une autre nature. Mais il y a bien entendu d'autres influences plus récentes qui permettent de comprendre pourquoi des hommes aujourd'hui peuvent penser des choses comme ça. Il y a par exemple toute la théorie de Darwin [indiquant] qu'il y a une évolution progressive, un progressisme des espèces qui fait que - nous en sommes tous convaincus - au départ nous descendons du serpent, nous sommes passés par le chimpanzé et aujourd'hui nous sommes des homo sapiens, et demain nous serons des hommes augmentés et après nous serons Dieu ! Voilà. On est soit dans une inexistence des natures, soit dans une porosité des natures, ce qui revient à peu près au même et qui fait qu'on ne cesse de progresser. Et je dirais que tous ceux qui sont à la remorque de ces augmentations, de ces surhommes,  sont tous plus ou moins contaminés par ce genre de pensées. Une 3e référence philosophique que je voudrais vous donner pour expliquer comment on peut en être là aujourd'hui, aussi bas que cela d'un point de vue philosophique, c'est quelque chose de plus récent, du 20e siècle, qui s'appelle le constructivisme et également le déconstructivisme et qui a proliféré en France comme en Allemagne. Dans cette dernière pensée, toutes les habitudes que nous avons, tous les comportements qui sont les nôtres, tout ce qui nous paraît le plus naturel à notre vie, en réalité, est purement artificiel. Le fait que nous croyons que pour qu'un enfant grandisse d'une façon équilibrée, il faut qu'il ait un papa et une maman, que c'est bon d'avoir des racines, que c'est bon d'avoir une patrie, tout cela le constructivisme dit : mais non, c'est purement artificiel, ce sont des constructions et on peut le déconstruire aussi. Et les déconstructivistes disent qu'il est bon de déconstruire pour que finalement on arrive à l'homme nu comme un ver de terre et qui sera vraiment un homme parce qu'il sera nu comme un ver de terre. Et donc effectivement, à partir de ce moment-là, l'homme devient une sorte de construction de lego : on prend, on enlève, et c'est la mentalité qui s'est répandue partout et donc si finalement on peut construire l'être humain, autant augmenter l'être humain : on trifouille dans la génétique, on met des implants cérébraux et un peu de bioéthique et d'intelligence artificielle et on arrive à une sorte d'homme augmenté. Et quelle société va être autour de cet homme augmenté ? Eh bien une société qui justement est une société qui va correspondre à cet homme augmenté. Puisqu'on peut y arriver, allons-y et évidemment cela va entraîner beaucoup de conséquences dans la société.

Alors je vais maintenant rentrer dans la dernière partie de cette conférence qui est de vous expliquer un petit peu les conférences qui vont suivre sans, je l'espère, déflorer les sujets de ceux qui vont venir après moi mais pour vous montrer la logique et un certain nombre de conséquences que cela peut avoir.

D'abord, vous comprenez que cette grande mutation de l'homme demande des changements qui sont quand même assez difficiles à lui faire accepter. C'est beaucoup de choses qui changent et comment faire avec cette humanité composée de gaulois ou d'autres qui ne sont pas toujours dociles aux ordres et qui n'ont pas envie d'écouter monsieur Schwab lorsqu'il nous dit "nous avons les moyens de vous imposer ce que nous voulons". Alors, comme l'a dit justement Jacques Attali, les peurs sont structurantes. Je dis juste en passant que c'est intéressant de constater la similitude des noms Harari et Attali. Attali a écrit aussi un autre livre de spiritualité que j'ai parcouru ces derniers temps  qui s'intitule "Une brève histoire de l'avenir". Par un certain mystère, Harari a repris comme sous-titre pour "Homo deus", un titre qu'Attali avait utilisé. Si je connaissais Attali, je lui suggérais de faire un procès à Harari mais je ne le connais pas ! Attali nous dit que les peurs sont structurantes et il a bien raison, c'est très juste ce qu'il dit. Cela veut dire que l'humanité a besoin de crises, qu'on a besoin de fabriquer des crises pour faire peur aux gens, confer la dite pandémie qu'on exagère bien pour la cause, et que, à l'occasion de ces crises, on va faire faire aux gens des choses qu'ils n'auraient sinon jamais faites. Par exemple, on les oblige à se faire vacciner, une, deux, trois, quatre ou davantage de fois alors que tout le monde ou presque a peur des seringues. Qui aurait jamais pensé que Hitler ou que le pire des tyrans serait arrivé à imposer aux hommes de tous se masquer ? et beaucoup d'autres choses encore qui se succèdent. Oui, les peurs sont structurantes. On fait aller l'humanité dans le sens que l'on veut grâce à ces peurs structurantes. Un autre livre parmi les plus intéressants que j'ai lu, cette fois-ci dans le bon sens, est le livre d'Antonio Furone qui s'appelle "Oligarchie : crises et folie des grandeurs". Il a très bien exprimé, dans son chapitre 3 si je ne me trompe, l'importance des crises : "pour obtenir que tout le monde aille dans le bon sens, multiplions des crises provoquées de toutes pièces" et ainsi on arrivera à faire cette transhumance difficile que souhaite les réinitialisateurs. C'est le thème de la conférence qui suivra la mienne : "pandémie exploitée dans le monde entier comme prétexte pour obtenir des hommes des choses impensables".

La 3e conférence évoquera la différence entre les objectifs qui sont mis en avant, les objectifs apparents, et les objectifs réels car je ne les ai pas encore bien dévoilés mais si les objectifs réels des grands réinitialisateurs étaient connus, tout le monde se révolterait. Ils mettent donc en avant des objectifs alléchants, attirants, aux couleurs philanthropiques, mais il s'agit évidemment [pour nous] de passer de l'autre côté du miroir et de savoir ce qu'il y a derrière, c'est la 3e conférence.

Parmi ces objectifs attirants avec lesquels tout le monde doit être forcément d'accord, il y a la lutte contre la pollution, le respect des animaux, le respect de la nature en général. C'est un objectif avec lequel chacun d'entre nous est d'accord mais qu'y a-t-il derrière ? Dans la 4e conférence, on nous montrera des choses qui sont glaçantes et en particulier la contestation radicale de la supériorité de l'espèce humaine sur toutes les autres espèces. Cela porte un nom récent qui s'appelle l'antispécisme c'est-à-dire que le péché mortel de l'humanité jusqu'au 21e siècle et jusqu'aux antispécistes, c'est d'avoir considéré qu'il y avait effectivement une différence essentielle qui existait entre les hommes et les autres animaux : les hommes sont des animaux raisonnables, même si malheureusement ils utilisent souvent bien mal leur raison et les autres espèces. Eh bien, non, les hommes doivent désormais considérer qu'ils sont une espèce parmi les autres et que toutes les espèces doivent avoir des droits et on arrive à une véritable révolution du droit, une révolution juridique qui s'opère et qui est déjà très largement installée en faveur d'attribuer des droits, de considérer comme des sujets de droit, tant les animaux que les plantes que les fleuves et c'est très largement commencé : le Colorado et le Gange ou l'Himalaya sont déjà sujets de droit. Une avalanche de peurs se succéderont pour faire avancer l'humanité dans le sens qu'on veut, l'humanité qui a saccagé la terre et l'humanité qui doit maintenant se considérer comme étant une espèce parmi les autres. Dans le livre d'Harari, on comprend le fondement des choses. Harari considère que tous les êtres vivants, les plantes, les animaux comme les hommes sont en fait de purs algorithmes. Les plus compliqués sont les algorithmes humains mais il n'y a pas de différence réelle entre les plantes, les animaux et les hommes, ce sont des algorithmes et encore un petit peu de temps et on déchiffrera tous ces algorithmes. Les hommes sont donc simplement des organismes parmi les autres, et c'est tout. Derrière cela, parmi les blasphèmes du livre d'Harari, il y a évidemment explicitement une remise en cause du texte de la Genèse où Dieu dit au contraire à Adam et Ève qu'ils domineront la Terre, une domination qui évidemment doit se faire d'une façon raisonnable et Dieu sait qu'elle ne s'est pas toujours faite d'une façon raisonnable mais c'était comme ça que les choses nous avaient été demandées par Dieu.

La conférence d'après vous exposera vers quelle société nous amène le transhumanisme. On veut que nous soyons des mutants libérés de tous les déterminismes, et connectés les uns aux autres par ce qu'on appelle l'internet de tous les objets. Cet internet doit vraiment connectés tous les organismes et tous les objets, c'est-à-dire vous et moi, nos petits chiens, nos petits chats, nos voitures et nos frigidaires. Nous serons tous connectés les uns aux autres. Cette interconnectivité totale est un des grands leitmotivs de Schwab. On n'est pas simplement dans la fiction, c'est très fortement en cours puisqu'il y a un an, il y avait déjà plus de 20 milliards d'objets connectés et que l'ambition de 2030, c'est 50 milliards, et qu'on est en train de mettre en place des supers ordinateurs qui seront capables de traiter en un instant les "datas", les données qui remonteront de tous ces objets, de tous ceux qui seront connectés. On n'est pas encore à ce qu'on appelle le yottaflop. Qu'est-ce que le flop ? Le flop est une unité de mesure correspondant au nombre d'informations que l'on peut traiter par seconde. Le but est d'arriver au yottaflop qui permettra en une seconde par ces supers ordinateurs de prendre en compte un million de milliards de milliards de données, et on arrive à ce qu'Harari appelle le gouvernement par le dataïsme, c'est-à-dire que ces supers ordinateurs seront dans un premier temps des aides qui seront données aux gouvernants pour gouverner mais qui seront, dit Harari qui a vraiment l'oreille de Schwab, le mode de gouvernement du futur. Harari va plus loin et dit que ce dataïsme sera même la religion du futur parce qu'il fait la comparaison entre ce qu'on dit de Dieu jusqu'ici et ce qu'on dit du dataïsme maintenant, c'est à dire que Dieu est tout-puissant, Dieu voit partout, toutes les choses remontent à Dieu, et Dieu décide en une seconde, et dit Harari, on aura ainsi l'esprit universel avec le dataïsme qui en réalité fera ce que les hommes ont dit que Dieu faisait jusqu'ici. Dataïsme, mode de gouvernement du futur et peut-être même religion du futur. Un autre auteur de futurologie, comme on dit aujourd'hui, que j'ai lu, c'est Antoine Buéno qui était professeur de science-fiction et de futurologie à Sciences Po - bonjour pour les politiciens que nous aurons demain - et Buéno pense comme Harari : on arrivera au gouvernement par le dataïsme tout en étant un petit peu dubitatif quand même sur le fait que cela en fasse une vraie religion comme le dit Harari. Je dirai donc quel gouvernement dans cette société future.

A ce moment-là de l'avancement de l'université d'été, vous en aurez entendu assez pour évaluer le caractère destructeur de cette utopie non seulement antichrétienne mais antihumaine et c'est pourquoi je salue ici la présence de tous nos amis qui ne sont peut-être pas catholiques mais qui viennent ici parce qu'ils ont compris intuitivement, ou plus fortement encore, que nous sommes dans un combat qui est un combat peut-être jamais vu dans l'histoire de l'humanité car ce que veulent ces gens c'est la destruction de l'homme et Monseigneur Vigano montrera, je le crois, que c'est toujours ce même combat qui avait été dit par notre grand Saint Augustin, combat entre les deux cités, la cité de Dieu et la cité du diable, qui fait rage aujourd'hui plus que jamais.

Après la conférence de Monseigneur Vigano, il y aura celle qui ensuite vous parlera de l'ingénierie sociale, cette expression est due, je crois, à Monsieur Lucien Cerise, et qui montre à quel point a été élaboré d'une façon géniale un attirail de ruses, d'astuces utilisées par nos prestidigitateurs pour amener les hommes avec une immense virtuosité là où il faut qu'ils aillent.

Et puis, il nous restera à Monsieur Escada et à moi-même la tâche peu facile de vous dire comment on doit combattre contre tout cela.

Pour conclure, chers amis, j'ajouterai qu'il faut, je pense que vous l'avez compris à demi-mots mais je l'explicite dans cette conclusion, que parmi justement ces objectifs apparents qu'on nous fait miroiter, dans Schwab à demi-mot et dans Harari complètement, qu'on va arriver à un bonheur de chacun sur la Terre, on ne connaîtra plus la souffrance sur la Terre, on va arriver à une société parfaite, objectif apparent, et, je le dis juste pour être sûr que vous l'avez bien compris, la réalité de ce vers quoi on va et qui est déjà largement [entamée] est une déshumanisation très profonde de l'homme parce qu'on nous dit que pour pouvoir parvenir à [l'harmonie sur Terre], il faut que vous fassiez un certain nombre de sacrifices, il faut que vous acceptiez de sacrifier votre pays, votre langue, votre histoire, votre langue nationale, vos habitudes, votre religion, votre famille, votre travail et toutes ces choses qui finalement font que vous vous agripper à vos traditions, vous êtes des traditionalistes et vous nous gênez parce que vous ne nous permettez pas de faire avancer l'humanité vers ce que l'on veut et qui est justement le temps des surhommes. Donc tant pis pour vous si vous n'acceptez pas, vous serez des laissés pour compte ! Harari dit gentiment que les laissés pour compte seront pour les surhommes à peu près ce que sont les chimpanzés pour les hommes d'aujourd'hui ! Mais, la réalité, c'est que c'est la destruction de l'humanité et que nous sommes effectivement [confrontés] à des hommes qui veulent une restriction drastique du nombre d'hommes sur la Terre, d'abord parce que ce serait un petit peu ennuyeux s'il y avait 9 milliards d'immortels sur la Terre, surtout s'ils ont encore des enfants, donc il faut qu'il y en ait un certain nombre qui disparaissent, et les chiffres à la baisse parviennent jusqu'à 600 millions, faites le calcul d'hommes sur la Terre [en trop]. Pour nous, la question est de savoir avec la Boétie si nous sommes prêts à la servitude volontaire. En ce qui me concerne, j'ai répondu ! Merci

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