Moteur de recherche catholique portant sur la Bible et sur une bibliothèque d'ouvrages de référence en théologie, philosophie et histoire.
Pour Démétrius, témoignage lui est rendu par tout le monde et par la vérité elle-même; mais nous aussi nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est véritable.
|
Saisissez un texte à rechercher ou bien sélectionnez un livre
Épître de saint Paul aux Hébreux
La recherche n'a donné aucun résultat.
AccueilFillionHébreux0/0 résultat(s)
0/0 résultat(s)

Épître de saint Paul aux Hébreux

Chapitre 1

 | 
 | 
 | 
Chap. : 
1 Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières, parlé autrefois à nos pères par les prophètes, Dieu,2 dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’Il a établi héritier de toutes choses, par lequel aussi Il a fait les mondes ;3 et qui, étant la splendeur de Sa gloire, et l’empreinte de Sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de Sa puissance, après avoir opéré la purification des péchés, S’est assis à la droite de la Majesté, au plus haut des Cieux ;4 devenu d’autant supérieur aux Anges, qu’Il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.
 
5 Car auquel des Anges a-t-Il jamais dit : Tu es Mon Fils, Je T’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai Son Père et Il sera Mon Fils ?6 Et de nouveau, lorsqu’Il introduit Son Premier-né dans le monde, Il dit : Que tous les Anges de Dieu L’adorent.7 A la vérité, quant aux Anges, Il dit : Celui qui fait de Ses Anges des vents, et de Ses ministres une flamme de feu ;8 mais, quant au Fils : Ton trône, ô Dieu, est dans les siècles des siècles ; le sceptre de Ton règne est un sceptre d’équité.9 Tu as aimé la justice, et Tu as haï l’injustice ; c’est pourquoi, ô Dieu, Ton Dieu T’a oint d’une huile d’allégresse, de préférence à Tes compagnons.10 Et encore : C’est Vous, Seigneur, qui, au commencement, avez fondé la terre, et les cieux sont l’ouvrage de Vos mains.11 Ils périront, mais Vous demeurerez ; et tous ils vieilliront comme un vêtement,12 et Vous les changerez comme un manteau, et ils seront changés ; mais Vous, Vous êtes le même, et Vos années ne finiront pas.13 Auquel des Anges a-t-Il jamais dit : Assieds-toi à Ma droite, jusqu’à ce que Je fasse de Tes ennemis l’escabeau de Tes pieds ?14 Ne sont-ils pas tous des esprits qui servent, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent recevoir l’héritage du salut ?

Chapitre 2

 | 
 | 
 | 
Chap. : 
1 C’est pourquoi nous devons nous attacher avec plus de soin aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés au loin.2 Car si la parole qui a été annoncée par les Anges est demeurée ferme, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu la juste rétribution qui lui était due,3 comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut qui, après avoir été annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu de Lui,4 et dont Dieu a appuyé le témoignage par des signes et des prodiges, par les différents effets de Sa puissance, et par la distribution des grâces du Saint-Esprit, comme il Lui a plu ?
 
5 Car ce n’est point aux Anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons.6 Quelqu’un a fait quelque part cette déclaration : Qu’est-ce que l’homme pour que Vous Vous souveniez de lui ? ou le fils de l’homme, pour que Vous le visitiez ?7 Vous l’avez abaissé pour un peu de temps au-dessous des Anges ; Vous l’avez couronné de gloire et d’honneur, et Vous l’avez établi sur les œuvres de Vos mains ;8 Vous avez mis toutes choses sous ses pieds. Or, par là même qu’Il lui a soumis toutes choses, il n’a rien laissé qui ne lui soit soumis ; cependant nous ne voyons pas encore maintenant que tout lui soit soumis.9 Mais Celui qui avait été abaissé pour un peu de temps au-dessous des Anges, c’est-à-dire Jésus, nous Le voyons, à cause de Ses souffrances et de Sa mort, couronné de gloire et d’honneur, afin que, par la grâce de Dieu, Il goûtât la mort pour tous.
 
10 Car il convenait que Celui pour lequel et par lequel sont toutes choses, qui voulait conduire à la gloire un grand nombre de fils, élevât à la perfection par les souffrances l’Auteur de leur salut.11 Car Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’Un seul. C’est pourquoi Il ne rougit pas de les appeler frères, disant :12 J’annoncerai Votre nom à mes frères ; Je Vous louerai au milieu de l’assemblée.13 Et encore : Je mettrai ma confiance en Lui. Et encore : Me voici, Moi et les enfants que Dieu M’a donnés.
 
14 Puis donc que les enfants ont en partage la chair et le sang, il y a également participé Lui-même, afin que, par la mort, Il détruisît celui qui avait l’empire de la mort, c’est-à-dire le diable,15 et qu’Il délivrât ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie assujettis à la servitude.16 Car ce n’est pas aux Anges qu’Il vient en aide, mais Il vient en aide à la race d’Abraham.17 C’est pourquoi Il a dû en toutes choses être rendu semblable à ses frères, afin de devenir un pontife miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour expier les péchés du peuple.18 Car c’est par les souffrances et les tentations qu’Il a Lui-même subies qu’Il peut secourir ceux qui sont tentés.

Chapitre 3

 | 
 | 
Chap. : 
1 C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le pontife de la foi que nous professons, Jésus,2 qui est fidèle à Celui qui L’a établi, comme Moïse aussi l’a été dans toute Sa maison.3 Car Il a été jugé digne d’une gloire d’autant plus grande que celle de Moïse, que celui qui a construit la maison a plus d’honneur que la maison même.4 Car toute maison est construite par quelqu’un ; mais Celui qui a créé toutes choses, c’est Dieu.5 Pour Moïse, à la vérité, il était fidèle dans toute la maison de Dieu en qualité de serviteur, en témoignage des choses qui devaient être dites ;6 Mais le Christ a été fidèle en qualité de Fils, sur Sa maison ; et cette maison, c’est nous, pourvu que nous retenions fermes jusqu’à la fin la confiance, et la gloire que nous espérons.
 
7 C’est pourquoi, selon ce que dit l’Esprit-Saint : Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix,8 n’endurcissez pas vos cœurs, comme au temps de l’irritation, et au jour de la tentation dans le désert,9 où vos pères M’ont tenté, M’ont mis à l’épreuve et ont vu Mes œuvres10 pendant quarante ans ; c’est pourquoi Je Me suis irrité contre cette génération, et J’ai dit : Leurs cœurs s’égarent toujours, et ils n’ont pas connu Mes voies ;11 Aussi ai-Je juré dans Ma colère : Ils n’entreront pas dans Mon repos.12 Prenez garde, frères, qu’il n’y ait en quelqu’un de vous un mauvais cœur incrédule qui le sépare du Dieu vivant ;13 mais exhortez-vous les uns les autres tous les jours, aussi longtemps qu’on peut dire Aujourd’hui, afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse, séduit par le péché.14 Car nous sommes devenus participants du Christ, pourvu, toutefois, que nous retenions fermement jusqu’à la fin la foi que nous avions en Lui au commencement.15 Aussi longtemps qu’il est dit : Aujourd’hui si vous entendez Sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de cette irritation.16 Car quelques-uns, l’ayant entendue, irritèrent le Seigneur ; mais ce ne furent pas tous ceux qui étaient sortis d’Égypte sous la conduite de Moïse.17 Or, contre lesquels Dieu fut-Il irrité pendant quarante ans ? N’est-ce pas contre ceux qui avaient péché, dont les cadavres furent renversés dans le désert ?18 Et auxquels Dieu jura-t-Il qu’ils n’entreraient pas dans Son repos, sinon à ceux qui avaient été incrédules ?19 Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer, à cause de leur incrédulité.

Chapitre 4

 | 
 | 
 | 
Chap. : 
1 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans Son repos nous est laissée, que l’un de vous n’en soit exclu.2 Car elle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qu’ils entendirent ne leur servit de rien, n’étant pas associée à la foi dans ceux qui l’avaient entendue.3 Mais nous entrerons dans le repos, nous qui avons cru, selon ce qu’il a dit : Comme Je l’ai juré dans Ma colère, ils n’entreront point dans Mon repos ; c’est-à-dire dans le repos qui suivit l’achèvement de Ses œuvres après la création du monde.4 Car Il a parlé ainsi quelque part, au sujet du septième jour : Et Dieu Se reposa le septième jour de toutes Ses œuvres.5 Et ici même Il dit encore : Ils n’entreront point dans Mon repos.
 
6 Puis donc qu’il est réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux qui reçurent les premiers la promesse ne sont pas entrés à cause de leur incrédulité,7 Dieu détermine de nouveau un jour, Aujourd’hui, en disant par David, si longtemps après, comme il a été dit plus haut : Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs.8 Car si Josué leur avait procuré le repos, Dieu ne parlerait pas après cela d’un autre jour.9 Il reste donc un repos pour le peuple de Dieu.10 Car celui qui est entré dans le repos de Dieu se repose aussi lui-même de ses œuvres, comme Dieu S’est reposé des Siennes.
 
11 Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos, de peur que quelqu’un ne tombe en suivant cet exemple d’incrédulité.12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, et plus pénétrante qu’une épée à deux tranchants ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles, et elle démêle les pensées et les intentions du cœur.13 Nulle créature n’est invisible en Sa présence ; mais tout est à nu et à découvert aux yeux de Celui à qui nous devons rendre compte.
 
14 Ayant donc un grand pontife qui a pénétré dans les Cieux, Jésus, Fils de Dieu, demeurons fermes dans la profession de notre foi.15 Car nous n’avons pas un pontife qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, Il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre le péché.16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde, et de trouver grâce dans un secours opportun.

Chapitre 5

 | 
 | 
 | 
Chap. : 
1 Car tout pontife pris d’entre les hommes est établi pour les hommes en ce qui regarde le culte de Dieu, afin qu’il offre des dons et des sacrifices pour les péchés ;2 il peut compatir à ceux qui sont dans l’ignorance et dans l’erreur, puisqu’il est lui-même environné de faiblesse,3 et c’est pour cela qu’il doit offrir, pour lui-même aussi bien que pour le peuple, des sacrifices pour les péchés.4 Et nul ne s’attribue à lui-même cet honneur ; mais on y est appelé de Dieu, comme Aaron.5 Et ainsi le Christ ne S’est point arrogé à Lui-même la dignité de pontife, mais Il l’a reçue de Celui qui Lui a dit : Tu es mon Fils, Je T’ai engendré aujourd’hui.6 Comme Il dit aussi dans un autre endroit : Tu es prêtre pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédech.7 Durant les jours de Sa chair, ayant offert des prières et des supplications, avec un grand cri et avec des larmes, à Celui qui voulait Le préserver de la mort, Il a été exaucé, à cause de Son respect.8 Et, quoiqu’Il fût le Fils de Dieu, Il a appris l’obéissance, par ce qu’Il a souffert ;9 et ayant été élevé à la perfection, Il est devenu, pour tous ceux qui Lui obéissent, la cause du salut éternel,10 Dieu L’ayant déclaré pontife selon l’ordre de Melchisédech.
 
11 Sur ce sujet, nous avons à dire beaucoup, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents pour entendre.12 En effet, lorsque, en raison du temps, vous devriez être maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne quels sont les premiers éléments de la parole de Dieu ; et vous en êtes venus à avoir besoin de lait, non d’une nourriture solide.13 Quiconque est nourri de lait n’a pas d’expérience de la parole de justice, car c’est un petit enfant.14 Mais la nourriture solide est pour les parfaits, pour ceux qui ont acquis par la pratique un sens exercé à discerner le bien et le mal.

Chapitre 6

 | 
 | 
 | 
Chap. : 
1 C’est pourquoi, laissant les éléments de ce qu’il y a à dire sur le Christ, élevons-nous à ce qui est plus parfait, sans poser de nouveau les principes fondamentaux de la pénitence pour les œuvres mortes, de la foi en Dieu,2 de ce qu’on enseigne touchant les baptêmes, et aussi l’imposition des mains, la résurrection des morts, et le jugement éternel.3 Et c’est ce que nous ferons, si toutefois Dieu le permet.
 
4 Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont été rendus participants de l’Esprit-Saint,5 qui ont également goûté la bonne parole de Dieu et les vertus du siècle à venir,6 et qui sont tombés soient renouvelés et ramenés à la pénitence, eux qui crucifient de nouveau pour leur malheur le Fils de Dieu, et Le livrent à l’ignominie.7 Car une terre abreuvée par la pluie qui vient souvent sur elle, et qui produit une herbe utile à ceux qui la cultivent, reçoit la bénédiction de Dieu.8 Mais si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée, et bien près d’être maudite ; sa fin sera la combustion.
 
9 Cependant nous espérons pour vous, bien-aimés, des choses meilleures et plus rapprochées du salut, quoique nous parlions ainsi.10 Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier vos œuvres et l’amour que vous avez témoigné en Son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints.11 Mais nous désirons que chacun de vous fasse paraître le même zèle à conserver votre espérance entière jusqu’à la fin,12 de sorte que vous ne vous relâchiez point, mais que vous deveniez les imitateurs de ceux qui, par la foi et la patience, hériteront des promesses.
 
13 Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, n’ayant pas de plus grand que Lui par qui Il pût jurer, Il jura par Lui-même,14 et Il dit : Oui, Je te bénirai abondamment, et Je multiplierai ta postérité.15 Et ainsi Abraham, ayant attendu avec patience, obtint l’effet de la promesse.16 Car les hommes jurent par Celui qui est plus grand qu’eux, et le serment, qui sert de garantie, met fin à tous leurs différends.17 C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse le caractère immuable de Sa résolution, fit intervenir le serment,18 afin que par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous ayons une très forte consolation, nous qui avons mis notre refuge dans l’acquisition des biens qui nous sont proposés par l’espérance.19 Cette espérance, nous la gardons comme l’ancre solide et ferme de notre âme ; elle pénètre jusqu’au dedans du voile,20 où Jésus, comme précurseur, est entré pour nous, ayant été fait pontife pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédech.

Chapitre 7

 | 
 | 
 | 
Chap. : 
1 Car ce Melchisédech, roi de Salem, prêtre du Dieu très-haut, qui alla au-devant d’Abraham, lorsqu’il revenait de vaincre les rois, et le bénit,2 auquel aussi Abraham donna la dîme de tout ; qui est d’abord, selon l’interprétation de son nom, roi de justice, puis roi de Salem, c’est-à-dire, roi de paix ;3 qui est sans père, sans mère, sans généalogie ; qui n’a ni commencement de jours, ni fin de sa vie, qui est rendu semblable au Fils de Dieu, demeure prêtre à perpétuité.
 
4 Considérez combien est grand cet homme, auquel le patriarche Abraham donna la dîme des plus riches dépouilles.5 Ceux des fils de Lévi qui reçoivent le sacerdoce, ont, d’après la loi, l’ordre de lever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire sur leurs frères, quoique ceux-ci soient sortis aussi des reins d’Abraham.6 Mais celui dont la génération n’est point comptée parmi eux a levé la dîme sur Abraham, et a béni celui qui avait les promesses.7 Or, c’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur.8 Et ici, ce sont des hommes mortels qui reçoivent la dîme ; mais là, c’est quelqu’un dont il est attesté qu’il est vivant.9 Et, pour ainsi dire, Lévi lui-même, qui a perçu la dîme, l’a payée par Abraham ;10 car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédech vint au-devant de lui.
 
11 Si donc la perfection avait pu être réalisée par le sacerdoce lévitique (car c’est sous lui que le peuple reçut la loi), qu’était-il encore besoin qu’il se levât un autre prêtre selon l’ordre de Melchisédech, et non selon l’ordre d’Aaron ?12 Car le sacerdoce étant changé, il est nécessaire qu’il y ait aussi un changement de loi.13 En effet, celui dont ces choses sont dites est d’une autre tribu, de laquelle nul n’a servi à l’autel ;14 car il est manifeste que Notre-Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit en ce qui concerne les prêtres.15 Et cela est encore plus manifeste, s’il se lève un autre prêtre à la ressemblance de Melchisédech,16 établi non pas d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie indissoluble.17 Car l’Écriture rend ce témoignage : Tu es prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech.
 
18 Il y a ainsi abolition de la première ordonnance, à cause de son impuissance et de son inutilité.19 Car la loi n’a rien amené à la perfection ; mais elle est l’introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.
 
20 Et comme cela n’a pas eu lieu sans serment, (car les autres prêtres le sont devenus sans serment,21 mais Celui-ci a été établi avec serment, Dieu Lui ayant dit : Le Seigneur a juré, et Il ne S’en repentira pas, Tu es prêtre pour l’éternité),22 Jésus est par cela même le garant d’une meilleure alliance.23 De plus, chez eux il y a eu des prêtres en grand nombre, parce que la mort les empêchait de l’être toujours ;24 mais Celui-ci, parce qu’Il demeure éternellement, possède un sacerdoce éternel.25 C’est pourquoi Il peut sauver pour toujours ceux qui s’approchent de Dieu par Lui, étant toujours vivant pour intercéder en notre faveur.
 
26 Car il convenait que nous eussions un tel pontife, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux ;27 qui n’a pas besoin, comme les prêtres, d’offrir tous les jours des victimes, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple ; car cela, Il l’a fait une fois pour toutes, en S’offrant Lui-même.28 La loi, en effet, établit pour prêcher des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment, qui est postérieure à la loi, institue le Fils, qui est parfait pour l’éternité.

Chapitre 8

 | 
 | 
Chap. : 
1 Point capital dans ce que nous disons. Nous avons un pontife tel, qu’Il S’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les Cieux,2 ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle que le Seigneur a dressé, et non pas un homme.3 Car tout pontife est établi pour offrir des dons et des victimes ; c’est pourquoi il est nécessaire que Celui-ci ait aussi quelque chose à offrir.4 Si donc Il était sur la terre, Il ne serait pas même prêtre, puisqu’il s’y trouve déjà ceux qui offrent des oblations selon la loi,5 lesquels exercent un culte qui n’est qu’une figure et une ombre des choses du Ciel, ainsi qu’il fut répondu à Moïse, lorsqu’il allait construire le tabernacle : Vois, dit Dieu, fais toutes choses selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne.
 
6 Mais notre pontife a reçu un ministère d’autant plus excellent, qu’Il est le médiateur d’une meilleure alliance, établie sur de meilleures promesses.7 En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’y aurait pas eu lieu d’en substituer une seconde.8 Car c’est en blâmant les Juifs que Dieu dit : Voici, des jours viendront, dit le Seigneur, où Je contracterai avec Juda une alliance nouvelle ;9 non selon l’alliance que J’ai faite avec leurs pères, le jour où Je les pris par la main, pour les faire sortir du pays d’Égypte ; car ils n’ont pas persévéré dans Mon alliance, et Moi Je les ai délaissés, dit le Seigneur.10 Mais voici l’alliance que Je ferai avec la maison d’Israël après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, et Je les écrirai dans leur cœur ; et Je serai leur Dieu, et ils seront Mon peuple ;11 et personne n’enseignera plus son prochain et son frère, en disant : Connais le Seigneur ; en effet, tous Me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ;12 car Je leur pardonnerai leurs iniquités, et Je ne Me souviendrai plus de leurs péchés.13 En disant : Une nouvelle alliance, Dieu a déclaré la première vieillie ; or, ce qui devient ancien et qui vieillit est proche de sa fin.

Chapitre 9

 | 
 | 
 | 
Chap. : 
1 La première alliance a eu aussi des règlements relatifs au culte, et un sanctuaire terrestre.2 Car un tabernacle avait été dressé, dans la première partie duquel étaient le chandelier, la table et les pains de proposition, et cette partie s’appelait le Saint.3 Puis, derrière le second voile était la partie du tabernacle appelée le Saint des saints,4 renfermant un encensoir d’or, et l’Arche d’alliance toute couverte d’or, dans laquelle était une urne d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.5 Au-dessus de l’arche étaient les chérubins de la gloire, qui couvraient de leur ombre le propitiatoire. Mais ce n’est pas le moment de parler de cela en détail.
 
6 Or, ces choses étant ainsi disposées, les prêtres entraient en tout temps dans la première partie du tabernacle, lorsqu’ils exerçaient des fonctions sacerdotales ;7 mais, dans la seconde, n’entre qu’une fois par an le seul grand prêtre, non sans y porter du sang, qu’il offre pour son ignorance et pour celle du peuple.8 L’Esprit-Saint montre par là que le chemin du sanctuaire n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait.9 C’est une figure pour le temps présent, où l’on offre des dons et des victimes, qui ne peuvent rendre parfait selon la conscience celui qui rend ce culte ; puisqu’ils ne consistaient qu’en mets, et en breuvages,10 et en diverses ablutions, et en des cérémonies charnelles, imposées seulement jusqu’à une époque de réforme.
 
11 Mais le Christ étant venu comme pontife des biens futurs, a traversé un tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’a pas été fait de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’appartient point à cette création,12 et Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs ou des veaux, mais avec Son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.13 Car si le sang des boucs et des taureaux, et l’aspersion faite avec la cendre d’une génisse, sanctifient ceux qui sont souillés, de manière à procurer la pureté de la chair,14 combien plus le sang du Christ, qui par l’Esprit-Saint S’est offert Lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que nous servions le Dieu vivant ?
 
15 C’est pourquoi Il est le médiateur d’un nouveau testament, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des iniquités commises sous le premier testament, ceux qui sont appelés reçoivent la promesse de l’héritage éternel.16 Car, là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur intervienne.17 En effet, un testament n’est valable que par la mort, puisqu’il n’a point de force tant que le testateur est vivant.18 C’est pourquoi le premier testament n’a pas été inauguré sans effusion de sang.19 En effet Moïse, après avoir proclamé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate et de l’hysope, et il en aspergea le livre même et tout le peuple,20 en disant : Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous.21 Il aspergea aussi de sang le tabernacle et tous les ustensiles du culte :22 et, selon la loi, presque tout est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.
 
23 Il était donc nécessaire, puisque les emblèmes des choses célestes sont purifiés de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des victimes meilleures que celles-là.24 Car ce n’est pas dans un sanctuaire fait de main d’homme, image du véritable, que Jésus est entré, mais dans le Ciel même, afin de Se présenter maintenant pour nous devant la face de Dieu.25 Et ce n’est pas pour S’offrir Soi-même plusieurs fois qu’Il y est entré, comme le grand prêtre entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ;26 autrement il aurait fallu qu’Il souffrît plusieurs fois depuis la création du monde, tandis qu’Il n’a paru qu’une seule fois à la fin des siècles, pour abolir le péché par Son sacrifice.27 Et de même qu’il est établi que les hommes meurent une fois, et qu’ensuite vient le jugement,28 de même le Christ S’est offert une fois pour effacer les péchés de beaucoup ; une seconde fois Il apparaîtra sans péché, pour donner le salut à ceux qui L’attendent.

Chapitre 10

 | 
 | 
 | 
Chap. : 
1 En effet, la loi, qui n’a que l’ombre des biens à venir, et non l’image même des choses, ne peut jamais, par ces mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent de l’autel.2 Autrement on aurait cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte n’auraient plus eu aucune conscience de leur péché, ayant été une fois purifiés.3 Et cependant, par ces sacrifices, le souvenir des péchés est rappelé chaque année.4 Car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs enlève les péchés.5 C’est pourquoi le Christ entrant dans le monde, dit : Vous n’avez pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais Vous M’avez formé un corps ;6 les holocaustes et les sacrifices pour le péché ne Vous ont pas plu.7 Alors J’ai dit : Voici, Je viens, selon qu’il est écrit de Moi dans le rouleau du livre, pour faire, ô Dieu, Votre volonté.8 Après avoir dit d’abord : Vous n’avez pas voulu de sacrifices et d’offrandes, non plus que les holocaustes et les sacrifices pour le péché, et Vous n’avez pas agréé ces choses qu’on offre selon la loi ;9 Il ajoute : Voici, Je viens pour faire, ô Dieu, Votre volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde.10 C’est en vertu de cette volonté que nous avons été sanctifiés par l’oblation du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.
 
11 Et tandis que tout prêtre se tient debout chaque jour, faisant le service et offrant plusieurs fois les mêmes victimes, qui ne peuvent jamais enlever les péchés ;12 Celui-ci, après avoir offert une seule victime pour les péchés, S’est assis pour toujours à la droite de Dieu,13 attendant désormais que Ses ennemis soient devenus Son marchepied.14 Car, par une seule oblation, Il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.15 C’est ce que l’Esprit-Saint nous atteste Lui-même ; car, après avoir dit :16 Voici l’alliance que Je ferai avec eux après ces jours-là, dit le Seigneur ; Je mettrai Mes lois dans leurs cœurs, et Je les écrirai dans leur esprit ;17 Il ajoute : Et Je ne Me souviendrai plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités.18 Or, là où il y a rémission des péchés, il n’est plus besoin d’oblation pour le péché.
 
19 Ainsi donc, mes frères, puisque nous avons l’assurance d’entrer dans le sanctuaire par le sang du Christ,20 par la voie nouvelle et vivante qu’Il a inaugurée pour nous à travers le voile, c’est-à-dire, à travers Sa chair,21 et que nous avons un grand prêtre, établi sur la maison de Dieu,22 approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, le cœur purifié des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure ;23 retenons fermement la confession de notre espérance, car Celui qui nous a fait la promesse est fidèle,24 et considérons-nous les uns les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres ;25 n’abandonnant pas nos assemblées, comme quelques-uns ont coutume de faire, mais nous exhortant les uns les autres, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.
 
26 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus désormais de sacrifice pour les péchés,27 mais une attente effroyable du jugement, et l’ardeur d’un feu qui doit dévorer les adversaires.28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou trois témoins :29 de quels pires supplices pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?30 Car nous connaissons Celui qui a dit : A Moi la vengeance, à Moi la rétribution. Et encore : Le Seigneur jugera Son peuple.31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.
 
32 Rappelez en votre mémoire ces premiers jours où, après avoir été illuminés, vous avez soutenu un grand combat de souffrances,33 d’une part exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l’autre, prenant part aux maux de ceux qui étaient traités de même.34 Car vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie la perte de vos biens, sachant que vous aviez une richesse meilleure et permanente.35 N’abandonnez donc pas votre confiance, qui aura une grande rémunération36 En effet, la patience vous est nécessaire, afin que, faisant la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.37 Encore bien peu de temps, et Celui qui doit venir viendra ; Il ne tardera pas.38 Or, Mon juste vit de la foi ; mais, s’il se retire, il ne plaira pas à Mon âme.39 Pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour leur ruine, mais de ceux qui gardent la foi pour sauver leur âme.

Chapitre 11

 | 
 | 
 | 
Chap. : 
1 Or la foi est la substance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.2 C’est par elle que les anciens ont obtenu un bon témoignage.3 C’est par la foi que nous savons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qui était invisible est devenu visible.
 
4 C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn, et qu’il obtint le témoignage d’être juste, Dieu approuvant ses offrandes, et c’est par elle que, quoique mort, il parle encore.
 
5 C’est par la foi qu’Hénoch a été enlevé, pour ne pas voir la mort, et on ne le trouvait plus, parce que Dieu l’avait enlevé ; car avant d’être enlevé, il avait reçu le témoignage qu’il avait plu à Dieu.6 Or, sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’Il existe, et qu’Il récompense ceux qui Le cherchent.
 
7 C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, saisi de crainte, bâtit l’arche pour sauver sa famille, et par elle il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui vient de la foi.
 
8 C’est par la foi qu’Abraham, lors de son appel, obéit en partant pour le pays qu’il devait recevoir en héritage ; et il partit, ne sachant pas où il allait.9 C’est par la foi qu’il séjourna dans la terre qui lui avait été promise, comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse.10 Car il attendait la cité aux solides fondements, dont Dieu est le fondateur et l’architecte.
 
11 C’est par la foi que Sara aussi, quoique stérile, reçut la vertu de concevoir, malgré son âge avancé, parce qu’elle crut fidèle Celui qui avait fait la promesse.12 C’est pourquoi d’un seul homme, déjà usé de corps, est sortie une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, et comme le sable qui est sur le bord de la mer, qu’on ne peut compter.
 
13 C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir reçu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, confessant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.14 Car ceux qui parlent ainsi montrent bien qu’ils cherchent une patrie.15 Et s’ils avaient eu en vue celle dont ils étaient sortis, ils avaient le temps d’y retourner ;16 mais ils en désiraient une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte de S’appeler leur Dieu, car Il leur a préparé une cité.
 
17 C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve ; et il offrait son fils unique, lui qui avait reçu les promesses,18 à qui il avait été dit : C’est par Isaac que tu auras une postérité appelée de ton nom.19 Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter d’entre les morts ; aussi le recouvra-t-il comme en figure.
 
20 C’est par la foi qu’Isaac bénit Jacob et Ésaü en vue des choses à venir.21 C’est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu’il s’inclina profondément devant le sommet de son bâton.22 C’est par la foi que Joseph mourant parla de la sortie des enfants d’Israël, et donna des ordres au sujet de ses ossements.
 
23 C’est par la foi que Moïse, à sa naissance, fut caché durant trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que cet enfant était beau, et ils ne redoutèrent point l’édit du roi.24 C’est par la foi que Moïse, devenu grand, renonça au nom de fils de la fille de Pharaon,25 aimant mieux être affligé avec le peuple de Dieu, que de retirer du péché une jouissance passagère,26 regardant l’opprobre du Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte ; car il envisageait la récompense.27 C’est par la foi qu’il quitta l’Égypte, sans craindre la fureur du roi ; car il demeura ferme, comme s’il eût vu Celui qui est invisible.28 C’est par la foi qu’il célébra la pâque et l’aspersion du sang, afin que l’exterminateur des premiers-nés ne touchât point aux Israélites.
 
29 C’est par la foi qu’ils traversèrent la mer Rouge comme un lieu sec ; ce que les Égyptiens ayant voulu tenter, ils furent engloutis.30 C’est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour pendant sept jours.31 C’est par la foi que Rahab, la femme du mauvaise vie, ne périt pas avec les incrédules, parce qu’elle avait reçu les espions avec bonté.
 
32 Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquerait, si je parlais de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, de Samuel et des prophètes ;33 qui, par la foi, ont conquis les royaumes, ont exercé la justice et ont obtenu des promesses, ont fermé la gueule des lions,34 ont éteint la violence du feu, ont échappé au tranchant du glaive, ont été guéris de leurs maladies, ont été vaillants à la guerre, ont mis en fuite les armées ennemies,35 des femmes ont recouvré leurs morts par la résurrection. D’autres ont été cruellement tourmentés, n’acceptant pas d’être délivrés, afin de trouver une meilleure résurrection.36 D’autres ont souffert les moqueries et les fouets, les chaînes et les prisons ;37 ils ont été lapidés, ils ont été sciés, ils ont été éprouvés, ils ont été tués à coups d’épée ; ils ont été errants, couverts de peaux de brebis et de peaux de chèvres, manquant de tout, persécutés, affligés,38 eux dont le monde n’était pas digne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes et les antres de la terre.39 Et tous ceux-là, qui ont obtenu un bon témoignage à cause de leur foi, n’ont pas reçu l’objet de la promesse,40 Dieu ayant en vue pour nous quelque chose de meilleur, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection.

Chapitre 12

 | 
 | 
 | 
Chap. : 
1 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetant tout fardeau et le péché qui nous entoure, courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,2 les yeux fixés sur l’auteur et le consommateur de la foi, Jésus, qui, au lieu de la joie qu’Il avait devant Lui, a souffert la Croix, méprisant l’ignominie, et S’est assis à la droite du trône de Dieu.3 Considérez, en effet, Celui qui a supporté contre Lui-même de la part des pécheurs une telle contradiction, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée.
 
4 Car vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en combattant contre le péché.5 Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils, en ces termes : Mon fils, ne néglige pas le châtiment du Seigneur, et ne te laisse pas abattre lorsqu’Il te reprend,6 car le Seigneur châtie celui qu’Il aime, et Il frappe de verges tout fils qu’Il reconnaît comme Sien.7 Ne vous découragez pas dans le châtiment. Dieu vous traite comme des fils ; car quel est le fils que son père ne châtie point ?8 Et si vous êtes exempts du châtiment, auquel tous les autres ont part, c’est que vous êtes illégitimes, et non de vrais fils.9 Et puis, si nos pères selon la chair nous ont châtiés et si nous les avons respectés, ne devons-nous pas à plus forte raison être soumis au Père des esprits, pour avoir la vie ?10 Car ceux-là nous châtiaient pour peu de jours, comme il leur plaisait ; Lui, Il le fait pour notre bien, afin que nous participions à Sa sainteté.11 Tout châtiment, il est vrai, ne paraît pas être au premier moment un sujet de joie, mais de tristesse ; toutefois, il produit ensuite un fruit paisible de justice pour ceux qui ont été ainsi exercés.
 
12 Relevez donc vos mains languissantes et vos genoux qui fléchissent,13 et faites à vos pieds des chemins droits, afin que celui qui est boiteux ne s’égare pas, mais plutôt qu’il soit guéri.
 
14 Recherchez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle personne ne verra Dieu ;15 veillez à ce que personne ne manque à la grâce de Dieu, à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, n’empêche la bonne semence, et que beaucoup n’en soient souillés.16 Que personne ne soit impur ou profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d’aînesse.17 Car sachez qu’ensuite, voulant obtenir la bénédiction de son père, il fut repoussé ; car il ne put le faire changer de résolution, quoiqu’il le demandât avec larmes.18 Car vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pût toucher, ni du feu ardent, ni de l’obscurité, et des ténèbres, et de la tempête ;19 ni du son de la trompette, ni du bruit des paroles, bruit tel que ceux qui l’entendirent demandèrent qu’on ne leur parlât plus.20 Car ils ne pouvaient supporter cette injonction : Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée.21 Et ce qu’on voyait était si terrible, que Moïse dit : Je suis effrayé et tout tremblant.22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, d’une troupe de nombreux milliers d’Anges,23 et de l’église des premiers-nés, qui sont inscrits dans le Ciel, de Dieu juge de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection24 et du médiateur d’une nouvelle alliance, Jésus, et du sang de l’aspersion, qui parle mieux que celui d’Abel.
 
25 Prenez garde de refuser d’entendre Celui qui parle ; car si ceux qui ont refusé d’entendre celui qui parlait sur la terre n’ont pas échappé, à plus forte raison n’échapperons-nous pas, si nous nous détournons de Celui qui nous parle du Ciel ;26 Lui dont la voix ébranla alors la terre, et qui maintenant fait cette promesse en disant : Encore une fois J’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel.27 Or, en disant Encore une fois, Il indique le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que celles qui n’ont pas été branlées subsistent.28 Ainsi donc, puisque nous avons reçu un royaume inébranlable, conservons la grâce, et par elle rendons à Dieu un culte qui Lui soit agréable, avec crainte et avec respect.29 En effet, notre Dieu est un feu dévorant.

Chapitre 13

 | 
 | 
 | 
Chap. : 
1 Que la charité fraternelle demeure parmi vous.2 N’oubliez pas l’hospitalité ; car par elle quelques-uns ont reçu chez eux des Anges, sans le savoir.3 Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez prisonniers avec eux ; et de ceux qui sont affligés, comme étant aussi vous-mêmes dans un corps.
 
4 Que le mariage soit honoré de tous, et que le lit nuptial soit sans tache ; car Dieu jugera les fornicateurs et les adultères.
 
5 Que vos mœurs soient exemptes d’avarice, vous contentant de ce que vous avez ; car Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai pas, et Je ne t’abandonnerai pas ;6 de sorte que nous pouvons dire avec confiance : Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai point ce que l’homme peut me faire.
 
7 Souvenez-vous de vos guides, qui vous ont prêché la parole de Dieu ; considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur foi.8 Jésus-Christ était hier, Il est aujourd’hui, et Il sera de même dans tous les siècles.9 Ne vous laissez pas entraîner par toutes sortes de doctrines étrangères. Car il est bon d’affermir son cœur par la grâce, non par des aliments, qui n’ont servi de rien à ceux qui en font leur règle de conduite.10 Nous avons un autel, dont ceux qui font le service dans le tabernacle n’ont pas le droit de manger.11 Car les corps des animaux dont le sang est porté par le pontife dans le sanctuaire pour le péché, sont brûlés hors du camp.12 C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par Son propre sang, a souffert hors de la porte.13 Sortons donc hors du camp pour aller à Lui, en portant Son opprobre.14 Car nous n’avons point ici de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.15 Offrons donc par Lui sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire, le fruit de lèvres qui confessent Son nom.16 N’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité ; car c’est par de tels sacrifices que l’on se rend Dieu favorable.
 
17 Obéissez à vos guides et soyez-leur soumis ; car ils veillent, comme devant rendre compte pour vos âmes ; et il faut qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant ; ce qui ne vous serait pas avantageux.
 
18 Priez pour nous ; car nous sommes certains d’avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire.19 Et je vous conjure avec une nouvelle instance de le faire, afin que je vous sois plus tôt rendu.
 
20 Que le Dieu de la paix, qui a ramené d’entre les morts Celui qui, par le sang de l’alliance éternelle, est devenu le grand Pasteur des brebis, Notre Seigneur Jésus-Christ,21 vous rende capables de tout bien, afin que vous fassiez Sa volonté, en opérant en vous ce qui Lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire dans les siècles des siècles. Amen.
 
22 Je vous prie, mes frères, de supporter cette parole de consolation, car je vous ai écrit en peu de mots.
 
23 Sachez que notre frère Timothée a été mis en liberté ; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.
 
24 Saluez tous ceux qui vous conduisent, et tous les saints. Les frères d’Italie vous saluent.25 Que la grâce soit avec vous tous. Amen.

Bible Fillion


La Sainte Bible commentée d’après la Vulgate (Clémentine) et les textes originaux à l’usage des séminaires et du clergé par l'abbé Louis-Claude Fillion, prêtre de Saint-Sulpice, professeur d’Ecriture Sainte à l’Institut Catholique de Paris, membre de la Commission Biblique Pontificale. Imprimatur : Lugduni, 20 février 1888 † JOSEPH, Arch. Lugd. Edition de 1920 de la librairie Letouzey et Ané - 87, boul. Raspail - rue de vaugirard - Paris. Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire notre page de présentation des différentes versions de la Bible expliquant notre choix.