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Appendice- Note 26, Matthieu, 1, 16 ; Luc, 3 ; 23. LA DOUBLE GENEALOGIE DE NOTRE-SEIGNEUR JESUS-CHRIST DANS SAINT MATTHIEU ET SAINT LUC.
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Appendice- Note 26, Matthieu, 1, 16 ; Luc, 3 ; 23. LA DOUBLE GENEALOGIE DE NOTRE-SEIGNEUR JESUS-CHRIST DANS SAINT MATTHIEU ET SAINT LUC.

Pour rendre compte des différences qu’on remarque entre ces deux généalogies, il y a deux sentiments :
Le premier tient que saint Matthieu a donné la généalogie de saint Joseph et saint Luc celle de la Sainte Vierge. Cette hypothèse semble plausible pour deux raisons :
1° Il était naturel que saint Matthieu, écrivant pour les Juifs, fît voir que Jésus était l’héritier de David, et qu’il prouvât, par sa généalogie légale ou paternelle, qu’on ne pouvait contester au Christ le droit de succession. Il convenait également que saint Luc, qui écrivait pour les Gentils, considérât le Sauveur comme né de la femme, et qu’il exposât sa généalogie réelle. Après avoir annoncé si expressément que Jésus n’avait pas de père sur terre, il serait étonnant qu’il eût donné sa généalogie légale par son père putatif. Ajoutez que, dans le cas où il aurait voulu la citer, on ne verrait pas pourquoi il n’aurait pas suivi la même ligne que saint Matthieu.
2° Les termes employés par saint Luc : Jésus était, comme l’on croyait, fils de Joseph, qui le fut d’Héli, se prêtent sans effort à cette explication, soit qu’on traduise simplement : Jésus passait pour être fils de Joseph, lequel était d’Héli, en rapportant à Joseph le relatif qui, soit qu’on entende : Jésus était regardé comme né de Joseph, mais il l’était d’Héli, en rapportant le pronom relatif au mot Jésus énoncé précédemment. Dans le premier cas, il faut admettre que Joseph tient la place de Marie son épouse ou qu’il est nommé comme gendre d’Héli, mais on sait que tel était l’usage chez les Hébreux ; et saint Luc n’avait pas à craindre de tromper de personne par cette substitution, les chrétiens étant avertis par saint Matthieu que le véritable père de saint Joseph était Jacob, et la tradition assignant au père de la sainte Vierge précisément le nom de Joachim, synonyme d’Eliachim ou d’Héli. Dans le second cas, les termes de la traduction écartent la difficulté et l’empêchent même de s’offrir à l’esprit. Il est vrai que ces mots : Qui fut d’Héli, ne doivent pas s’entendre d’une filiation stricte, mais d’une simple descendance, puisque Héli serait l’aïeul de Notre Seigneur et non son père proprement dit ; mais c’est le sens qu’on donne à ces mots dans une foule d’endroits de l’Ecriture et le seul qui s’offre ici, si l’on continue de rapporter à Jésus les mots qui suivent : Qui fut de Mathat, qui fut de Dieu. Il est vrai encore que cette traduction aurait peine à s’accorder avec le grec, si l’on s’attachait au texte reçu ; mais l’accord devient facile si l’on admet une leçon qui ne paraît pas avoir moins d’autorité, celle des manuscrits du Vatican et du Sinaï, les plus anciens de tous. Un second sentiment, très ancien et très commun chez les Docteurs jusqu’au quinzième siècle, regarde les deux généalogies comme propres à saint Joseph, et elle en explique les différences par un usage juif, celui du lévirat. En Judée, quand une femme restait veuve et sans enfant, elle devenait l’épouse de son beau-frère ou d’un de ses proches, et les enfants qui naissaient de cette union prenaient le nom du premier mari défunt ; ils étaient censés être les siens. De là pour un grand nombre la pluralité des généalogies, les lignes fictives ou légales s’adjoignant aux lignes naturelles ou à la descendance réelle. De là pour saint Joseph une double filiation, Jacob étant son père naturel indiqué par saint Matthieu, et Héli, frère utérin de Jacob et mort avant lui sans enfant, étant son père légal, désigné par saint Luc. De même pour Salathiel. (L. BACUEZ.)

Bible Glaire & Vigouroux


Traduction de la Sainte Bible d'après la Vulgate (Clémentine) par l'abbé Jean-Baptiste Glaire éditée une première fois de 1871 à 1873, puis complétée par des introductions, des commentaires, des notes et des appendices rédigés par l'abbé Fulcran Vigouroux dans une troisième édition en 1890. L'édition reprise par Recatho est celle de 1905 des éditeurs A. et R. Roger, et F. Chernoviz téléchargeable également au format PDF ici. Recatho est le seul site web à offrir une version HTML de la Bible Glaire & Vigouroux. Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire notre page de présentation des différentes versions de la Bible expliquant notre choix.