Moteur de recherche catholique portant sur la Bible et sur une bibliothèque d'ouvrages de référence en théologie, philosophie et histoire.
Anesse sauvage accoutumée à vivre dans la solitude, dans le désir de son âme, elle a attiré à elle le vent de son amour; nul ne la détournera : tous ceux qui la cherchent ne se fatigueront pas: ils la trouveront dans ses souillures.
|
Saisissez un texte à rechercher ou bien sélectionnez un livre
Appendice- Note 21, Isaïe, 5, 10 ; Ezéchiel, 40, 5 ; Daniel, 14, 2. POIDS ET MESURES DES HEBREUX.
La recherche n'a donné aucun résultat.
AccueilGlaire & VigourouxIsaïe > Appendice- Note 21, Isaïe, 5, 10 ; Ezéchiel, 40, 5 ; Daniel, 14, 2. POIDS ET MESURES DES HEBREUX.0/0 résultat(s)
0/0 résultat(s)

Appendice- Note 21, Isaïe, 5, 10 ; Ezéchiel, 40, 5 ; Daniel, 14, 2. POIDS ET MESURES DES HEBREUX.

I. Poids.

L’unité de poids des hébreux était le sicle. Le sicle se subdivisait en béqah ou demi-sicle, de baqa’, " diviser, partager ", et le béqah en gérah, grain, Vulgate, obole ; il fallait dix gérah pour faire un béqah et deux béqah, pour faire un sicle.
Appendice - Figure 1
Du temps des rois, et après la captivité de Babylone, l’Ecriture mentionne aussi la mine, en latin, mina, mna ; en hébreu, mâneh (Pour la mine du temps des Machabées, voir figure 1 ci-dessus : Poids en plomb du cabinet des Médailles. On lit autour : ΒΑΣΙΛΕΩΣ ΑΝΤΙΟΧΟΓ ΘΕΟ[Γ] ΕΠΙΦΑΝΓΣ ΜΝΑ (mine du roi Antiochus Théos Epiphane). La Victoire, debout, entre deux étoiles, tenant dans la main droite une couronne et dans la gauche une palme. Mine de poids faible, pesant 516 grammes.). Sa valeur était probablement de 50 sicles, de sorte qu’il en fallait 60 pour faire un talent (La mine, d’après Ezéchiel, 45, 12, aurait valu 70 sicles, mais la leçon que nous lisons dans la traduction grecque du passage de ce prophète, et qui porte 50 au lieu de 70, paraît préférable). Sous les Machabées, elle équivalait à cent sicles. Le talent, talentum, était le poids le plus élevé ; il s’appelait en hébreu kikkar, c’est-à-dire rond, objet rond, parce qu’il avait sans doute une forme ronde. Il valait 3 000 sicles.
Appendice - Figure 2
Les poids étaient primitivement des pierres, ‘abânim. Pour en assurer la régularité et prévenir les contestations ou y mettre fin, Moïse fit déposer dans le tabernacle des étalons qu’on appelait poids du sanctuaire. Ces étalons furent déposes plus tard dans le temple de Jérusalem et confiés à la garde des prêtres. Nous ignorons quelle était la forme de ces étalons. Chez les Assyriens et les Egyptiens, ils avaient la forme d’animaux (voir figures 2 et 4). Dans les transactions ordinaires, le vendeur et l’acheteur se servaient de balances qu’ils portaient toujours à la ceinture, avec des pierres d’un poids déterminé.
Le rapport des poids hébreux avec notre système décimal a été établi par les sicles d’argent des Machabées que l’on a retrouvés et qui étaient probablement de même valeur que ceux de Moïse.
1 Gérah = 0 gr. 708
10 Gérah = 1 Béqah = 7 gr. 100
20 Gérah = 2 Béqah = 1 Sicle = 14 gr. 200
1 000 Gérah = 100 Béqah = 50 Sicle = 1 Mine = 708 gr. 850
60 000 Gérah = 6 000 Béqah = 3 000 Sicle = 60 Mine = 1 Talent = 42 k. 533 gr. 100
Le Nouveau Testament mentionne une espèce de poids inconnu aux anciens Juifs, la λἰτρα ou libra (livre). C’était un poids romain qui se subdivisait en douze onces et est estimé 326 gr. 327. Il était représenté primitivement par une masse de cuivre qu’on appelait as et d’où vint la monnaie de ce nom.

II. Mesures.

1° MESURES DE LONGUEUR ET DE SUPERFICIE.

I. Mesures de longueur dans l’Ancien Testament. Les Hébreux, comme tous les autres peuples de l’antiquité, se servirent d’abord, pour mesurer les longueurs, de diverses parties du corps humain. 1° On peut considérer comme unité de mesure la coudée, hébreu, ammâh, équivalent à la longueur de l’avant-bras ou à la distance du coude à l’extrémité du médius ou troisième doigt. L’évaluation n’en est pas certaine ; on peut l’estimer approximativement à 0 m. 525. 2° La coudée se divisait en deux empans ou grands palmes, hébreu, zéreth (Septante : spithama), mot qui signifie paume de la main et marque la distance comprise entre le pouce et le petit doigt étendus (Voir Exode, 28, 16 ; 39, 19 ; 1 Rois, 17, 4 ; Ezéchiel, 43, 13. La Vulgate a toujours traduit zéreth par palmus, ne distinguant pas explicitement cette mesure du téfakh, ou petit palme, mais elle a entendu par là le spithama ou grand palme, qui avait douze doigts, Vitruve, III, 1. Pour éviter la confusion, elle a rendu le petit palme, téfakh, par quatre doigts, voir Exode, 25, 25 ; 37, 12, et par tres unciæ, qui équivalent à quatre (trois ?) doigts, voir 3 Rois, 7, 26 ; cependant, dans les autres passages, elle a employé le mot palmus, et là il faut attribuer à ce mot la valeur du petit palme.). 3° Le zéreth se subdivisait en trois, téfakh ou tofakh, palmus, petit palme, mesure de la largeur de la main ou de quatre doigts, comme le rend quelquefois la Vulgate. Le téfakh est employé métaphoriquement pour désigner quelque chose de très court :
Tu m’as donné des jours de [quelques] palmes. Voir Psaumes, 38, 6.
4° Le doigt ou pouce, hébreu, ‘estba’, était le quart du téfakh ou palme et équivalait à l’épaisseur du doigt. Dans le texte hébreu, ce mot ne désigne une mesure qu’en un seul passage, et encore y est-il question de quatre doigts, c’est-à-dire d’un téfakh. 5° Dans le livre des Juges, pour déterminer la longueur de l’épée à double tranchant d’Aod, il est question d’une mesure appelée en hébreu, gômed, laquelle n’est mentionnée nulle autre part dans les Livres Saintes. La Vulgate la traduit par paume de la main ; les versions orientales par aune. La dimension en est incertaine. Plusieurs savants croient qu’elle est la même que celle de la coudée. 6° Ezéchiel parle dans ses prophéties, pour mesurer les bâtiments, d’une mesure particulière, de plus grande dimension que les précédentes, qanéh, calamus mensuræ, la canne (Voir Ezéchiel, 40, 5-8 ; 41, verset 8 et suivants ; 42, 16-19 (voir Apocalypse, 21, 15)). On croit généralement qu’elle était de six coudées ou 3 mètres 15. 7° Le mot hébreu, tsémed, rendu dans la Vulgate par jugerum, est employé deux fois (voir 1 Rois, 14, 14 ; Isaïe, 5, 10) comme mesure agraire ; il désigne l’étendue d’un champ qui peut être labourée en un jour par une paire de bœufs.
1 doigt = 0 m 0218
4 doigts = 1 Téfakh ou petit palme = 0 m 0875
12 doigts = 3 Téfakh = 1 Zéreth ou grand palme = 0 m 262
24 doigts = 6 Téfakh = 2 Zéreth = 1 coudée = 0 m 525
144 doigts = 36 Téfakh = 12 Zéreth = 6 coudée = 1 canne = 3 m 150
II. Mesures de longueur dans le Nouveau Testament. Les mesures particulières que nous trouvons employées dans les Evangiles sont : une mesure spéciale aux Hébreux, le chemin du sabbat, et deux mesures, l’une grecque et l’autre romaine, le stade et le mille. 1° On appelait chemin du sabbat (voir Actes des Apôtres, 1, 12) la distance qu’il était légalement permis de parcourir sans violer la loi du repos prescrit en ce jour-là par la loi mosaïque. Elle était de deux mille pas d’après les rabbins, environ 1 392 mètres. 2° Le stade (voir Luc, 24, 13 ; Jean, 6, 19 ; Apocalypse, 14, 20 ; 21, 16 (voir 2 Machabées, 11, 5 ; 12, vv. 10, 29)) valait 600 pieds grecs ou 625 pieds romains, égaux à 125 pas romains, en mètres, 185. Huit stades faisaient un mille. 3° Le mille (voir Matthieu, 5, 41) était une mesure d’itinéraire d’origine romaine, ainsi nommée par ce qu’elle correspondait à une distance de mille pas. Elle équivalait à un peu plus de 1 480 mètres. 4° Les Actes des Apôtres mentionnent la brasse, mesure marine de 1 m. 60 (voir Actes des Apôtres, 27, 28. La brasse d’aujourd’hui est de 1 mètre 624 ; celle des anciens était, on le voit, à peu près la même.).

2° MESURES DE CAPACITE.

1° Les mesures de capacité étaient les mêmes pour les solides et pour les liquides, avec cette seule différence que l’unité de mesure des premiers s’appelait ‘êphâh et celle des seconds bath, mais leur contenu était identique. 1° Le mot ‘êphâh signifie " mesure. " La Vulgate le rend tantôt par êphi (voir Exode, 16, 36 ; Lévitique, 5, 11 ; Ezéchiel, 45, 10-11, etc.), tantôt par modius (voir Deutéronome, 25, 14 ; Isaïe, 5, 10, etc.), tantôt par amphora (voir Zacharie, 5, 6-9), tantôt par mensura (voir Proverbes, 20, 10 ; Amos, 8, 5 ; Michée, 6, 10 ; dans ces derniers passages, saint Jérôme a rendu très exactement le sens du mot hébreu, parce qu’il est employé en effet dans le sens général de mesure.). Les rabbins, qui ont pris comme terme de comparaison les œufs de poule dans les évaluations de leurs mesures de capacité, disent que l’éphah en contenait 432. Dans notre système, sa contenance est de 38 litres 88. 2° Le mot bath signifie probablement aussi " mesure " : c’est celle qui, égale pour la quantité à l’êphâh, comme nous l’avons déjà remarqué, était destinée à mesurer les liquides (voir Ezéchiel, 45, 11 ; 3 Rois, 7, vv. 26, 38 ; 1 Esdras, 7, 22, etc.). Le bath n’est pas nommé avant l’époque des rois. La Vulgate le rend par batus (voir 3 Rois, 7, vv. 26, 38 ; 1 Esdras, 7, 22 ; Ezéchiel, 45, vv. 10-11, 14), laguncula (voir Isaïe, 5, 10), cadus (Dans Luc, 16, 6 (ϐἀτους).), metreta (voir 2 Paralipomènes, 2, 10 ; 4, 5.). Ce dernier mot est celui qui désigne l’amphore attique, c’est-à-dire, la mesure grecque qui correspond exactement à la capacité du bath, et qui est mentionnée en saint Jean (voir Jean, 2, 6). L’amphore de Daniel (voir Daniel, 14, 2. L’amphora de la Vulgate, voir 1 Rois, 1, 24, est employée pour rendre nêbel yaïn, une outre de vin, qu’on lit dans le texte hébreu ; dans Luc, 22, 10, amphora correspond à χερἀμιου, vase d’argile, vas fictile, urceus, ou bien lagena, comme traduit notre version latine dans Marc, 14, 13.) est la même chose que le metreta ou le bath. 3° La mesure de dix éphas s’appelait chomer ; elle reçut aussi plus tard le nom de cor. Chomer ou khômer, veut dire monceau (voir Exode, 8, 14) ; cor signifie vase rond. La Vulgate rend toujours le second mot par corus (voir 3 Rois, 4, 32 ; 5, 11 ; 2 Paralipomènes, 2, 10 ; 27, 5 ; Ezéchiel, 45, 14) ; elle se set aussi ordinairement de corus pour traduire chomer (voir Nombres, 11, 32 ; Ezéchiel, 45, vv. 11, 13-14 ; Osée, 3, 2) ; mais dans deux passages (voir Lévitique, 27, 16 et Isaïe, 5, 10), elle donne l’équivalent en mesures romaines, trente boisseaux. 4° Le demi-chomer, valant cinq éphas, avait un nom particulier, léthek, Vulgate, corus dimidius. Il n’est nommé qu’une seule fois dans la Bible, dans Osée (voir Osée, 3, 2). 5° L’éphah se subdivisait en plusieurs mesures de moindre dimension. Et d’abord en se’âh, dont la contenance était d’un tiers d’éphah (voir Genèse, 18, 6 ; 1 Rois, 25, 18 ; 3 Rois, 18, 32 ; 4 Rois, 7, vv. 1, 16, 18 ; Isaïe, 27, 8) ; le se’âh est mentionné deux fois dans les Evangiles (voir Matthieu, 13, 33 ; Luc, 13, 21. La forme σἀτου vient du nom chaldéen de cette mesure, s’ath’a, parce qu’au temps de Notre-Seigneur on parlait syro-chaldéen en Palestine.) ; notre texte latin traduit d’ordinaire satum, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament (Excepté à 3 Rois, 18, 32 (aratiuncula) ; 4 Rois, 7, vv. 1, 16, 18 (modius) et Isaïe, 27, 8 (mensura).). 6° Le hin, d’origine égyptienne (Le mot hin est conservé dans la Vulgate, excepté à Lévitique, 19, 30, où il est rendu par sextarius, comme étant la 6e partie de l’éphah.), était la moitié du se’âh, le 6e de l’éphah ou du bath. 7° Le gomor, ‘ômer, Vulgate, gomor, était la dixième partie de l’éphah (voir Exode, 16, 36), d’où le nom de ‘issârôn ou dixième Vulgate, decima pars, decima, qui désigne souvent cette mesure dans le Pentateuque (voir Exode, 29, 40 ; Lévitique, 14, vv. 10, 21, etc.) Il contenait la ration quotidienne de manne de chaque Israélite dans le désert (voir Exode, 16, 16). Les rabbins disent qu’il tenait 45 œufs et demi. 8° Le cab, cabus, " petit vase, coupe, " tiers du hin, 6e partie du se’âh, 18e de l’éphah. 9° Enfin le log, 72e partie de l’éphah, 12e du hin (Il en est question seulement dans Lévitique, 14, verset 10 et suivants, au sujet de la loi concernant la purification des lépreux). Saint Jérôme le traduit par sextarius. 10° Dans le dernier chapitre de Daniel (voir Daniel, 14, 2), que nous n’avons plus qu’en grec, il est question d’une mesure persane appelée artabe ; elle équivalait à peu près au médimne attique, c’est-à-dire à 51 litres 79. 11° L’Apocalypse (voir Apocalypse, 6, 6) emploie une mesure grecque, la seule étrangère que nous rencontrions dans le Nouveau Testament, le chœnix. On la regardait comme équivalent à la quantité de nourriture quotidienne d’un homme sobre. On évalue le chœnix à 1 litre 079. La Vulgate le traduit par bilibris.
2° En comparant entre elles les diverses mesures de capacité des Hébreux, on remarque qu’elles peuvent se diviser en deux systèmes, l’un décimal, l’autre duodécimal.
1° Système décimal :
1 Chomer
10 Chomer = 1 Bath ou éphâh
100 Chomer = 10 Bath ou éphâh = 1 Gomor
2° Système duodécimal :
1 Bath ou éphâh
3 Bath ou éphâh = 1 Se’ah
6 Bath ou éphâh = 2 Se’ah = 1 Hin
18 Bath ou éphâh = 6 Se’ah = 3 Hin = 1 Cab
72 Bath ou éphâh = 24 Se’ah = 12 Hin = 4 Cab = 1 Log
3° Voici maintenant le tableau combiné de toutes les mesures et de leur valeur :
1 Log = 0 lit. 29
4 Log = 1 Cab = 1 lit. 16
7 1/5 Log = 1 4/5 Cab = 1 Gomor ou ‘issaron = 3 lit. 88
12 Log = 3 Cab = 1 2/3 Gomor = 1 Hin = 6 lit. 49
24 Log = 6 Cab = 3 1/3 Gomor = 2 Hin = 1 Se’ah ou satum = 12 lit. 99
72 Log = 18 Cab = 10 Gomor = 6 Hin = 3 Se’ah = 1 Bath ou éphah ou metreta = 38 lit. 88
720 Log = 180 Cab = 100 Gomor = 60 Hin = 30 Se’ah = 10 Bath = 1 Chomer ou cor = 388 lit. 80

Bible Glaire & Vigouroux


Traduction de la Sainte Bible d'après la Vulgate (Clémentine) par l'abbé Jean-Baptiste Glaire éditée une première fois de 1871 à 1873, puis complétée par des introductions, des commentaires, des notes et des appendices rédigés par l'abbé Fulcran Vigouroux dans une troisième édition en 1890. L'édition reprise par Recatho est celle de 1905 des éditeurs A. et R. Roger, et F. Chernoviz téléchargeable également au format PDF ici. Recatho est le seul site web à offrir une version HTML de la Bible Glaire & Vigouroux. Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire notre page de présentation des différentes versions de la Bible expliquant notre choix.