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Appendice- Note 5, Genèse, 5, 31. LONGEVITE DES PATRIARCHES.
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Appendice- Note 5, Genèse, 5, 31. LONGEVITE DES PATRIARCHES.

Adam mourut à l’âge de neuf cent trente ans. Tous les premiers hommes vécurent, comme lui, pendant de longues années. " Il faut bien l’avouer, dit M. Glaire, cette durée prodigieuse de la vie des premiers hommes, surtout lorsqu’on la compare avec la brièveté de la nôtre, est une des choses les plus étonnantes qu’on trouve dans l’histoire du monde avant le déluge. " Déjà du temps de saint Augustin on avait essayé de réduire la durée de la vie des patriarches, en prétendant que leurs années n’étaient que de trente-six jours, mais " l’auteur de la Genèse ne dit pas un mot qui fasse soupçonner que le mot année, dont il se sert, ait une valeur différente, selon qu’il se trouve dans tel ou tel chapitre de son ouvrage. " La mention du septième et du dixième mois de l’année du déluge, voir Genèse, 7, 11 et 8, 4-13, montre au contraire que les mois étaient très distincts de l’année et que celle-ci se composait au moins de trois cent soixante jours. Saint Augustin a d’ailleurs justement observé que Seth ayant engendré à cent cinq ans et Caïnan à soixante-dix, si l’on appliquait à ces chiffres la réduction supposée, on les abaisserait au nombre inacceptable de dix ou sept.
" Le résultat des études de l’exégèse, à cet égard, doit donc être, dit M. Reusch, que, selon la Genèse, les patriarches vivaient beaucoup plus longtemps qu’à présent ; la durée de leur vie, à l’époque antédiluvienne, était dix fois celle d’aujourd’hui… Flavius Josèphe déjà rapporte que les historiens des autres anciens peuples, tels que Manéthon et Bérose, parlent de la longue durée de la vie des premiers hommes, comme un fait conservé par la tradition dans les contrées où ils vivaient. Ces traditions étaient également répandues chez un grand nombre d’autres peuples dont Josèphe ne parle point. "
Mais, assure-t-on, cette longévité est physiquement impossible. " Je crois que nous pouvons répondre tout simplement, dit M. Reusch : "La question de la possibilité d’une vie de cinq, six et neuf cent ans dans les premiers temps du genre humain n’est point du ressort de la physiologie actuelle. Le physiologiste qui parle d’impossibilité sur ce point sort de la réserve que lui commande la véritable science (KURTZ)." " La seule règle d’après laquelle la physiologie puisse déterminer la durée de la vie, c’est l’expérience ; or ses observations portent exclusivement sur le présent, et ses conclusions doivent se réduire à ceci : dans les conditions actuelles de la nature, l’homme ne peut arriver à un âge aussi avancé que celui auquel les patriarches sont parvenus…
Du reste, on trouve quelquefois maintenant encore des exemples suffisamment constatés de personnes qui ont dépasse de beaucoup l’âge ordinaire et ont vécu de 150 à 200 ans : Prichard cite beaucoup d’exemples de ce genre. Au dire des voyageurs modernes, cette longévité n’est pas rare chez les Arabes qui habitent les déserts de l’Afrique. Or, si à notre époque, la durée de la vie peut, dans des circonstances très favorables, atteindre le double ou le triple de la durée fixée comme moyenne fixée par la physiologie, qui voudrait affirmer qu’il n’y a pas eu des circonstances moyennes plus favorables encore, où les hommes arrivaient à un âge dix fois plus avancé ? En ne s’appuyant que sur les faits actuels, il est aussi impossible de nier que de démontrer la réalité de ces circonstances extraordinaires dans la haute antiquité.
Nous ne savons plus rien de certain sur la nature des causes qui permettaient aux hommes de parvenir à un âge avancé. Le milieu dans lequel l’homme vivait, et sa constitution physique elle-même, n’étaient probablement pas les mêmes qu’aujourd’hui et en différaient assez pour rendre possible une telle longévité… Avant le déluge, les conditions climatériques étaient probablement différentes de celles d’aujourd’hui ; peut-être cette circonstance entra-t-elle pour quelque chose dans la longue durée de la vie des premiers hommes, même si elle n’en fût pas l’unique cause.

Bible Glaire & Vigouroux


Traduction de la Sainte Bible d'après la Vulgate (Clémentine) par l'abbé Jean-Baptiste Glaire éditée une première fois de 1871 à 1873, puis complétée par des introductions, des commentaires, des notes et des appendices rédigés par l'abbé Fulcran Vigouroux dans une troisième édition en 1890. L'édition reprise par Recatho est celle de 1905 des éditeurs A. et R. Roger, et F. Chernoviz téléchargeable également au format PDF ici. Recatho est le seul site web à offrir une version HTML de la Bible Glaire & Vigouroux. Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire notre page de présentation des différentes versions de la Bible expliquant notre choix.