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Appendice- Note 27, Michée, 5, 2 ; Matthieu, 2, 1 ; Luc, 2, 8. BETHLEEM.
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Appendice- Note 27, Michée, 5, 2 ; Matthieu, 2, 1 ; Luc, 2, 8. BETHLEEM.

Bethléem, " la maison de pain ", ainsi appelée sans doute à cause de la fertilité de son territoire, était la patrie de David et de Notre Seigneur Jésus-Christ. Elle appartenait à la tribu de Juda et avait été surnommée Ephrata, " la fertile ", pour la distinguer d’une autre Bethléem de la tribu de Zabulon.
" Bethléem est bâtie [à 822 mètres d’altitude] sur un monticule qui domine une longue vallée. Cette vallée s’étend de l’est à l’ouest : la colline du midi est couverte d’oliviers clairsemés sur un terrain rougeâtre, hérissé de cailloux ; la colline du nord porte des figuiers sur un sol semblable à celui de l’autre colline. " (CHATEAUBRIAND.)
" La colline occidentale a des pentes abruptes du côté du midi et beaucoup plus douces vers le nord ; vers le couchant, elle n’est presque plus escarpée, et vers l’orient, la pente est plus douce encore. La seconde colline, qui lui fait face de ce côté, est moins haute, mais plus large. La ville est ainsi partagée en deux parties qui se répondent, et comme sur trois points elle est environnée de vallées, elle offre aux regards un horizon très étendu et très varié. Jadis entourée de murs, elle est actuellement ouverte, et c’est plutôt un grand village qu’une ville proprement dite. Sa longueur de l’ouest à l’est atteint à peine neuf cents pas et sa largeur en moyenne ne dépasse point deux cent cinquante pas. " (V. GUERIN.)
Ainsi élevée sur sa double colline, avec des champs de blé et les vignobles qui s’étendent à ses pieds, Bethléem est comme le type du village juif. Le puits, dont David désirait boire de l’eau, est non loin de la porte. A l’est sont les collines sauvages où paissaient les troupeaux de David, du prophète Amos et des autres pasteurs bethléémites.
Le climat de Bethléem est assez froid, à peu près identique à celui de Jérusalem. La neige y tombe de temps en temps en hiver, mais elle fond vite. L’air y est assez vif et le vent y souffle quelquefois avec violence.
L’église de la Nativité s’élève aujourd’hui au-dessus de la grotte où est né Jésus-Christ. Elle est située dans la partie septentrionale de la colline orientale, au-dessus de la vallée des caroubiers. C’est dans la crypte de l’Eglise, sous le chœur, qu’est la grotte de la Nativité. Elle a 12 mètres 40 de longueur de l’est à l’ouest sur 3 m. 90 de largeur et 3 de hauteur, et servait d’étable au temps de Notre Seigneur. Les parois du rocher, ainsi que le pavé, disparaissent actuellement sous un revêtement de marbre. Dans une petite chapelle, à l’est, on voit sous l’autel une étoile d’argent avec cette inscription : Hic de Virgine Maria Jesus Christus natus est. Tout près, du côté du midi, est la chapelle de la Crèche, où l’on descend par trois marches. On y voit une crèche de marbre avec un enfant Jésus en cire. La véritable crèche, où plutôt les fragments qui en restent, ont été transportés à Rome en 642 et sont conservés aujourd’hui dans la basilique de Sainte-Marie Majeure, dans la cappella del Presepe. Ces fragments sont cinq petites planches minces, d’un bois noirci par le temps, dont les plus longues ont environ vingt-cinq centimètres de longueur. Elles sont liées ensemble et placées dans deux belles coquilles en cristal simulant un berceau.
A l’est de Bethléem s’étend une petite vallée, nommée Ouadi el-Scharâbéh, qui se dirige vers la mer Morte. Elle a une lieue de longueur environ et est très fertile. C’est là que s’élevait la Tour du Troupeau, Migdal Heder (voir Genèse, 35, 21) auprès de laquelle Jacob fît paître ses brebis, et où, dit saint Jérôme, veillaient, à environ mille pas de Bethléem, les bergers qui entendirent le Gloria in excelsis au moment de la Nativité (voir Luc, 2, 14). Sainte Hélène fit construire en ce lieu une église dédiée aux saints Anges. On n’y voit plus qu’une grotte formant une chapelle souterraine où l’on descend par vingt-et-une marches ; on y remarque les restes d’un pavé en mosaïque, des peintures sur bois et des débris de colonnes ; elle est située au milieu d’une plantation d’oliviers entourée d’une clôture. Dans le voisinage est un champ appelé le champ de Booz (voir Ruth, chapitres 2-3). A dix minutes de la grotte est le village de Deir er-Raouat ou Couvent des pasteurs. On croit que c’est de là qu’étaient les bergers à qui les anges annoncèrent la naissance du Sauveur. Le village d’où ils étaient porte aujourd’hui le nom de Beit-Sahour ; il est situé à quinze minutes vers le sud-est au-dessous de Bethléem, sur une colline assez basse qui s’étend de l’ouest à l’est. On y remarque d’anciennes cavernes qui servent encore maintenant d’habitation à quelques familles ou d’abris à quelques troupeaux.
Les coutumes et les mœurs antiques se sont conservées jusqu’à présent à Bethléem : " Le costume des Bethléémites, s’il faut en croire l’opinion commune, dit le P. de Géramb, est à peu près ce qu’il était au temps de Notre Seigneur Jésus-Christ. Celui des femmes, soit à la ville, soit aux environs, m’a particulièrement frappé. Elles sont habillées absolument comme la sainte Vierge, dans les tableaux qui la représentent ; ce sont, non seulement les mêmes formes de vêtements, mais les mêmes couleurs : robe bleue, manteau rouge, ou robe rouge, manteau bleu, et une voile blanc par-dessus. La première fois qu’il m’arriva d’apercevoir de loin une Bethléémite portant dans ses bras un petit enfant, je ne pus m’empêcher de tressaillir : il me semblait voir venir à moi Marie et l’enfant Jésus. Une autre fois, mon émotion ne fut pas moins vive : je voyais un vieillard à cheveux blancs et barbe blanche, conduisant un âne le long de la montagne sur laquelle Bethléem est située ; il était suivi d’une jeune femme habillée de bleu et de rouge, et parée d’un voile blanc. J’étais à Bethléem ; je me crus au temps de César-Auguste. Un instant, les deux personnages furent pour moi Joseph et Marie, venant, pour obéir aux ordres du prince, se faire enregistrer. Le costume des paysans reporte aussi la pensée vers des souvenirs touchants : il est, assure-t-on, tout à fait semblable à celui des bergers du temps de la naissance du Sauveur, et date de plus de deux mille ans. C’est une espèce de chemise ou tunique serrée autour du corps par une courroie, et un manteau par-dessus. Point de chaussure : on va ordinairement pieds nus. "

Bible Glaire & Vigouroux


Traduction de la Sainte Bible d'après la Vulgate (Clémentine) par l'abbé Jean-Baptiste Glaire éditée une première fois de 1871 à 1873, puis complétée par des introductions, des commentaires, des notes et des appendices rédigés par l'abbé Fulcran Vigouroux dans une troisième édition en 1890. L'édition reprise par Recatho est celle de 1905 des éditeurs A. et R. Roger, et F. Chernoviz téléchargeable également au format PDF ici. Recatho est le seul site web à offrir une version HTML de la Bible Glaire & Vigouroux. Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire notre page de présentation des différentes versions de la Bible expliquant notre choix.